Les Carnets d'Aurore

Avis subjectifs et opinions diverses

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Sommaire de Juillet :

L'Edito

Le Dessin de Presse

Actu/ Chroniques
- Monde : "Pendant ce temps-là en Afrique"
- Europe : "Des Effets Boomerang de la directive retour"
-France : "L'Anticapitalisme, la démo par A+ B comme Besancenot"
- L'Article d'ailleurs.

Opinions
- Bouquins : Belle du Seigneur, Albert Cohen
- Bouquins : shadows return Lynn Flewelling
- Musique : Flavors of Entanglement, Alanis Morissette
-Musique : Viva la Vida, Coldplay

Mots en passant:

- écrits
- citations
- réflexions.

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le 01 juillet 2008

L'Edito : Allez, on reprend de l'activité!

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Après avoir été bien délaissé pendant quelques temps, les carnets retrouvent leur auteur et, espérons-le, un rythme de publication régulier (si tant est que ce blog ait jamais eu un rythme de publication régulier!)
Mais d'abord et avant tout, le blog évolue !

- Vous constaterez d'abord des changements de contenants : Je retrouve un décor un peu personnalisé (enfin j'essaie!) et plus attrayant (enfin j'espère!). Un design, c'est important, c'est la première chose qu'on remarque d'une page web. Un design, ça donne le ton, la ligne, l'ambiance, bref, c'est un concentré visuel de l'identité du blog. Voilà pourquoi je m'attèle à ces transformations là !

-Une publication mensuelle intelligente (dans le sens "logique", ce n'est pas forcément ce que je raconte qui est intelligent...) et davantage structurée et scrupuleuse. Oui, ce n'est qu'un blog (encore...) mais j'ai envie d'en faire quelque chose d'autrement plus propre et un rien plus "sérieux" dans les contenus ( que le mot "sérieux" ne vous fasse pas fuir. ça veut juste dire des chroniques un peu plus ancré dans l'actualité que dans les déboires de ma petite vie). D'où un "rubriquage" tout neuf, sur le modèle de l'ancien, avec la disparition de certaines catégories, le regroupement d'autres... D'où aussi l'ambition d'illustrer les articles et de les documenter (plus systématiquement en tout cas)

-Du ménage dans les archives ! Disparition de certains textes archivés (vieilles chroniques jugées trop pauvres), correction orthographique et grammaticale de la plupart d'entre eux.

Mon ambition quelle est-elle ? Presque de faire de ce blog une sorte de magazine. Tout en gardant le ton de l'amateur que je suis et les mots d'ordre "opinion et "subjectif" qui donnent tout son charme à mon sous-titre. Internet ne manque pas de ce genre de pages. Les carnets c'est "just my two cents" comme disent les anglais. Je n'ai pas l'intention de vous faire découvrir des infos nouvelles et surprenantes, mais de donner un point de vue.

Ceci étant dit, le sommaire de Juillet :

Partie Actu / chroniques, où on reste sérieux et un rien sarcastique en évitant d'être désabusé  :

- Le dessin de presse du mois.
Nouveau sur les carnets! J'adore les dessins de presse, les caricatures. Ils ont le don de mettre le doigt là où ça fait mal en un coup de crayon.
- Chronique monde : "Pendant ce temps-là, en Afrique"
Dans le cadre du sommet de l'Union Africaine qui a lieu en ce moment, une chronique acidulée en forme de petit retour sur les problématiques africaines (et donc mondiales) au 21ème siècle.
- Chronique France : " Comment on peut être anti-capitaliste dans une économie de marché... La démonstration par A + B comme Besancenot" Où je me moque (encore) de l'extrême gauche... c'est méchant, je sais, mais en même temps, c'est drôle.
- L'article d'ailleurs : "Des décennies après et toujours la question : appuyerais-je sur ce bouton ?"
Nouveau aussi sur les carnets! Je vous renvoie à une info qu'on trouve dans la presse (en générale étrangère), et qui m'a intrigué/ parlé/ bousculé/ fait rire...  Ce mois-ci, l'article vient du International Herald Tribune et traite de l'expérience de Milgram... comme quoi elle reste d'actualité et ça fait peur. (clin d'oeil à Sandra pour cet article)


Partie Opinions :

*Brève opinion musicale :
- Flavors of Entanglement, Alanis Morissette
Nouvel Album d'Alanis depuis un sacré moment, attendu, écouté, apprécié, le reste, dans un bulletin bientôt posté.
- (probable) Viva la vida or Death and all its friends, Coldplay (clin d'oeil à Lakshmi)
Nouvel Album de Coldplay, les critiques vont bon train dans tous les sens (pauvre X&Y qui se fait traiter d'insipide... c'est dire s'il est attendu au tournant, mister Chris Martin)


* Brève opinion bouquin  :
- Belle du Seigneur, Albert Cohen, ou comment ne plus avoir peur d'avaler un pavé de littérature
- shadows return, the return of Mrs Flewelling (again) sur les carnets


Partie Mots en passant :

-poèmes/ réflexions
Cette partie demeure aléatoire et ouverte, mais ne devrait plus composer l'essentiel des carnets - sans en disparaître, j'y tiens.
- La citation/ L'extrait : Albert Cohen, Belle du Seigneur.
La citation ne reprendra pas toujours nécessairement une opinion bouquin... mais là ça s'y prête.
- Le mot du mois : "Digression"
Une idée, un texte, un lien, avec un mot, tout les mois, soit choisi par votre humble serviteur, soit sur la suggestion du lectorat (vous pouvez laisser vos suggestions en laissant un commentaire sur cet article pour août, pour Juillet, c'est choisi!)


En précisant que toute suggestion demeure la bienvenue, j'espère que vous passerez un moment agréable sur les Carnets et vous dit à la prochaine !

le 27 juin 2008

Soupir soupir

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Sincèrement, qui me lit encore sur izi ?

le 28 avril 2008

L'instant D...

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Aime-moi, sans l'amour, sans les mots
Apprend moi sous les gestes, sur ma peau
Le réel de l'instant :
Ma vie dans un battement de coeur

Invente-moi sur les souffles, en murmures
Jeu divin, je deviens, je te vis
Embrasse moi, ta chaleur dans ma nuit
Trop obscure

Serre-moi, sans attendre, sans comprendre
Jeu trouble... et j'en tremble, j'en souris
Joue-moi, sur les cendres
D'un oubli

Jeu double, et de regards et de saveurs
Je dérive et mon corps se laisse
Disparaître sous la lenteur
Des caresses

Aime-moi, sans l'amour, sans les mots
Apprend moi sous les gestes, sur ma peau
Le réel de l'instant :
Ma vie dans un battement de coeur

le 06 avril 2008

Les enfoirés c'est toujours des découvertes musicales agréables...

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Oui, je sais, c'est passé en France il y a un bout de temps maintenant, les enfoirés 2008, seulement, moi au Québec, il m'a fallut attendre qu'on me l'envoie par la poste et que je trouve le temps de le regarder...

Et chaque année, c'est la même chose avec les Enfoirés : je découvre des morceaux que je ne connaissais pas du tout et que je trouve absolument magnifique. Cette année, je retiens "Qui a tué grand-maman", qu'ils avaient déjà chanté dans un medley y'a un ou deux ans, du Polnareff à la base si mes souvenris sont bons. Et je retiens surtout, et croyez-moi je suis la première surprise, une chanson de... Demis Roussos... Oui, bouhouhez-moi si vous voulez, je comprendrais. Non, bon, c'est méchant. Mais j'avoue, Demis Roussos, c'est pas du tout mon trip à la base. PAS DU TOUT. D'ailleurs, dans sa versions à lui, si on me change sa voix pour la voix d'un autre, j'aimerais encore mieux. Non je reconnais, c'est un sacré chanteur, hein, mais sa voix m'énerve un peu. Bref... Pourtant, la chanson est superbe. Bon, elle fait un peu année 80 niveau musicale... Mais les paroles sont belles. Très belles. Et elles m'ont frappé dans un des medleys donc de cette année aux Enfoirés.

La chanson s'intitule "On écrit sur les murs". Les paroles les voici (piquées sur le net) :

Partout autour de nous
Y a des signes d'espoir
Dans les regards
Donnons leurs écrits
Car dans la nuit
Tout s'efface
Même leurs traces

{Refrain:}
On écrit sur les murs
Le nom de ceux qu'on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs
A l'encre de nos veines
On dessine tout ce que l'on voudrait dire
On écrit sur les murs
La force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffitis
On écrit sur les murs
Pour que l'amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi

Des mots seulement gravés
Pour ne pas oublier
Pour tout changer
Mélangeons demain
Dans un refrain
Nos visages
Métissage

{au Refrain, x2}


En faisant mes recherches sur internet j'ai découvert que les Worlds Appart en ont fait une reprise en 2007 ( si on m'avait dit un jour que je citerais un boy's band sur mon blog dans autre chose qu'une caricature, je ne l'aurais pas cru) La reprise est bof... L'originale a plus de pêche... même si c'est Demis Roussos. Remarquez, même si j'aime pas Demis Roussos, je le préfère encore au revival du boy's band... ( on peut proposer à un chanteur bien de refaire une belle reprise de cette belle chanson ? Genre, je sais pas... je la donnerai bien à Fiori ou à Bruel, pour rester dans les enfoirés... Ou les enfoirés carrément, mais en entier cette fois, hein ? Allez euh ! svp !)

le 03 avril 2008

mes amies les déclarations d'indépendances.

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Mes amies les déclarations d'indépendance.
Je ne peux pas ne pas parler de la déclaration d'indépendance du Kosovo.  Je ne sais pas ce qu'en disent les télévisions françaises, ou même canadiennes - quoique je suppose que ces dernières en parlent moins, le problème étant,  comme le revendique les européens, un problème régional avant tout.  Il y a sur le site "eurotopics" de courrier international plusieurs revues de presse sur le sujet qui ont le mérite de regrouper les principales questions soulevées par le problème. De même,  "Le dessous des cartes", une émission d'arte sur la géopolitique pour qui ne connaîtrait pas, avait consacré une émission sur la question du Kosovo. Vous la trouverez sur dailymotion et je la trouve particulièrement pédagogique pour comprendre  les enjeux généraux, même si l'émission date d'avant 2006 et la déclaration d'indépendance du Monténégro. 
Il faut, je crois, être d'une extrême prudence lorsqu'on veut donner son opinion sur un sujet aussi complexe.  D'une manière générale, nous, européens, défenseurs des droits de l'homme et autre droit des peuples à disposer d'eux-mêmes que nous sommes , avons tendance à voir d'un oeil favorable ces questions d'indépendances. Surtout que, en ce qui concerne le Kosovo, nous avons à l'esprit la "catastrophe humanitaire" de 1999 qui a débouché sur une intervention militaire de l'OTAN puis sur la gestion administrative internationale de la province par les nations unies.
Cependant, comme l'intitule CI, la question "l'indépendance du Kosovo est-elle juste?" se pose, de manière beaucoup plus ample et beaucoup plus complexe qu'en terme de "oui c'est bien" ou "non c'est mal".  Le côté réducteur de certaines réactions me fait toujours un peu peur. 
On peut relever à travers la presse quatre à six points clés, qui résument de manière précise et efficace, les enjeux et les conséquences de cette auto-proclamation d'indépendance.  
- Le premier d'entre eux, qu'on ne trouve pas partout et qui me semble pourtant essentiel, c'est "mais pourquoi le Kosovo veut-il être indépendant et pourquoi la Serbie ne veut absolument pas qu'il le soit?". En version courte, on évoquera les différences ethniques, la Serbie à majorité Serbe, le Kosovo, à majorité Albanaise.  Différences ethniques doublées d'une différence religieuse. Les Serbes, orthodoxes, les Kosovars, musulmans. Tout ceci est très bien expliqué dans l'émission du dessous des cartes.
S'ajoute à cela, bien sûr, les persécutions dont les Albanais ont été victimes sous Milosevic. (La situation, après l'intervention de l'OTAN, s'est quelque peu inversé, ce sont les serbes du Kosovo qui se retrouvent victimes de discrimination...)
En version plus longue,  il faut souligner, et cela peu d'article le font, ce qui m'étonne, que depuis 1999, le Kosovo n'est plus de facto sous administration Serbe. En droit, la Serbie restait souveraine au Kosovo (voir la résolution 1244 de l'ONU). En fait, on paye en Euros au Kosovo, les autorités locales sont sous gestion des nations unies (la MINUK), la sécurité est assurée par l'OTAN... Bref, le Kosovo n'avait plus rien d'une province serbe.
Les raisons pour lesquelles la Serbie refuse de laisser partir le Kosovo sont historiques, voire mythiques (1389, la bataille de Kosovo Polje, tout un symbole pour les serbes)... Elles tiennent peut-être aussi, mais là je m'avance et ça n'est qu'une idée, à la difficulté pour la Serbie d'accepter, depuis l'éclatement de la Yougoslavie, de voir son territoire se rétrécir de plus en plus. L'indépendance du Monténégro date de 2006, et déjà la Serbie en était mécontente. Mais pas autant, loin de là, qu'elle ne l'est pour le Kosovo.

- Le second point qu'il faut soulever, qui lui revient partout, c'est la manière dont cette indépendance s'est faite. Un petit rappel de droit international ne nous ferait pas de mal ici. Alors allons-y. Pour faire un Etat, recette, d'après mon manuel de DIP préféré. Il vous faut :
    - un territoire
    - une population
    - un gouvernement.
Ce sont les trois ingrédients de base.
Surtout, il faut ce qui s'appelle la "reconnaissance internationale". Ce que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France ont fait parmi d'autres, ce que l'Espagne, la Russie, la Serbie la première, refusent de faire.
Le cas est particulier. On assiste à une déclaration unilatérale d'indépendance, la Serbie étant contre, le faisant savoir haut et fort au CSNU (voyez, d'ailleurs, le communiqué de presse du CSNU sur le site des nations unies, rubriques "communiqué de presse").
Pour la Serbie, la déclaration d'indépendance du Kosovo, c'est une violation de son intégrité territoriale, principe défendu par le Droit International (DIP dans ma terminologie, ça va plus vite). Elle fait valoir cela pour refuser cette indépendance et pour pouvoir "prendre les mesures politiques et diplomatiques nécessaires" à empêcher une sécession sur son territoire. Son président, néanmoins, élu tout récemment par ailleurs ( et c'est sans doute la raison pour laquelle le Kosovo a fait cette déclaration maintenant, et non plus tôt) a déclaré que la Serbie n'emploierait pas la force au Kosovo.
Enfin, et il est crucial de le souligner, une sorte de pratique dans les relations internationales, veut que la légitimité de tout nouvel Etat se voit renforcé et largement appuyé par sa demande d'adhésion, puis son adhésion effective, à l'ONU. Le Monténégro l'a fait en 2006, devenant ainsi le (petit doute) 192ème membre des nations unies.
Pour le Kosovo, ça se présente très mal. La Russie - vous savez, cette immense fédération qui souffre elle aussi de mouvement de séparatisme sur son territoire et qui est membre permanent du Conseil de Sécurité ?- ne reconnait pas le Kosovo. Or, tant qu'elle maintiendra cette position, avec son droit de veto au CSNU, la Russie sera toujours un obstacle à l'accession du Kosovo à l'ONU.
Le problème, donc, demeure : par cette absence d'accord de la Serbie, par l'impossibilité pour le Kosovo d'accéder à l'ONU, par le partage assez vaste des gouvernements entre "reconnaître" et "ne pas reconnaître" ( et pas moins de six pays de l'union européenne sont dans cette seconde vague), l'indépendance du Kosovo peine à être vue comme juste.
Les journaux soulignent énormément le fait que la reconnaissance du Kosovo se fait dès lors en violation du DIP et dans la précipitation. Un article de El Pais et un autre du Monde expliquait que oui, le Kosovo avait un droit moral (à cause des persécutions de 1999) à faire cette sécession, mais guère un droit légal. 
Je ne sais pas s'il existe en droit international un droit à la sécession. Il existe un "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", qui est né dans le cadre précis de la décolonisation. De même qu'il existe des principes de succession d'Etat, et de reconnaissance internationale.
Certains posent la question : les Albanais du Kosovo ont-ils le droit à l'autodétermination? Et s'ils répondent non à cette question, voient cette déclaration d'indépendance  comme illégale au regard du droit international.

- De cette supposition-là découle le troisième point qu'il faut mettre en exergue dans cet événement, soit l'idée selon laquelle l'indépendance du Kosovo ouvre la porte à toutes les déclarations d'indépendances possibles et imaginables.

"En acceptant la création d'une nation à partir de rien, qu'il va falloir doter des structures les plus basiques, les puissances occidentales s'accommodent d'un précédent qu'on ne pourra pas annuler avec une simple déclaration théorique. Désormais, tous les nationalismes rampants, d'un degré de fanatisme plus ou moins fort, savent que s'ils viennent à proclamer leur indépendance, la France, l'Allemagne ou même les yanquis, sont capables de regarder de l'autre côté pour des raisons de convenance stratégique, voire même d'aller jusqu'à donner leur assentiment ou leur bénédiction."  (ABC , journal espagnol, traduction de CI, disponible en ligne sur eurotopics)

Sur ce point,  je voudrais dire deux choses.
- La première c'est que oui, la manière dont l'indépendance du Kosovo s'est faite peut être considérée comme "unique" voire "nouvelle", reconnaissances comprises. Quant à l'argument mis en avant par la France, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, selon lequel le Kosovo est un "cas unique" s'inscrivant dans la dislocation de l'ex-Yougoslavie, il est, je pense, à mettre en relation avec la situation en effet unique du Kosovo jusqu'alors. Mis à part le Timor Leste, où la mission de l'ONU a d'ailleurs approximativement réussi et qui est d'ailleurs devenu un Etat indépendant, il n'y avait pas ailleurs dans le monde un morceau de pays sous administration international de fait et sous souveraineté de son Etat d'origine en droit. C'est en cela que le cas du Kosovo est unique à mon sens. 
Là où il l'est moins, c'est qu'il pourrait en effet donner des idées à d'autres séparatismes. La Russie citerait la Tchétchénie, déjà à la CEI on s'interroge sur l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud en Géorgie (deux régions séparatistes où il y a eu aussi des indépendances auto-proclamé), mais également sur la question de la Transdniestrie... Si l'Espagne se montre aussi virulente et refuse de reconnaître le Kosovo, c'est à cause de ses propres séparatismes, basque notamment. 
Le risque d'embrasement, à mon avis (et je précise, c'est juste mon avis), pourrait probablement être plus local que général. Premièrement parce que chaque cas de sécession, n'en déplaise aux Espagnols, est unique en soit.  Ils répondent tous à des caractéristiques spécifiques aux Etats dans lesquels ils ont lieux. On ne peut pas mettre dans le même panier l'Espagne, pays démocratique, développé, qui réussit à négocier avec ses séparatistes ( malgré le terrorisme de l'ETA), la Chine avec la question du Tibet, la Russie et la question Tchétchène ou la Serbie et le Kosovo. Tous répondent à des histoires forts différentes.
Deuxièmement parce que, justement, les Etats qui ont reconnu le Kosovo ont affirmé haut et fort ne pas vouloir en faire un précédent. 
Cependant, les sécessions saisissent des opportunités politiques. Le Kosovo, en ce moment,  a crée une secousse. Dans cette secousse, certains peuvent voir une opportunité. C'est possible, mais ça n'est pas pour autant que ça va arrivé. Il y a, en cela, je crois, une bonne part de discours et de peurs surtout.
Ce qui est plus probable, c'est le risque d'embrasement dans la région, déjà très instable.  J'en veux pour preuve les émeutes à Belgrade d'une part, les déclarations des Serbes de Bosnie d'autre part (les Serbes de Bosnie ont fait savoir qu'ils voulaient eux aussi avoir le droit de se prononcé sur leur indépendance si une partie des membres de l'ONU reconnaissait l'indépendance du Kosovo). 

- Quatrièmement, c'est la déstabilisation en Europe et de manière plus générale à l'ONU qu'il faut lire dans les conséquences probables, non pas de la déclaration d'indépendance du Kosovo, mais dans les actes de reconnaissances.
Déjà,  l'Union Européenne  - oh surprise! ( et c'est une Européenne convaincue qui parle pourtant)- n'a pas su adopter une position commune sur la question. Je le disais, six pays dans l'UE refuse de reconnaître l'indépendance du Kosovo pour le moment. (Bulgarie, Chypre, Espagne, Grèce, Roumanie, Slovaquie). Le point sur laquelle les gentils 27 s'accordent, c'est qu'il faut garder le calme et tout faire pour que la région reste stable... - c'est beau les valeurs européennes (ahem, autre dossier...)
D'autre part, la Russie montre les dents. Elle menace clairement de faire usage de la force si "l'Otan ou l'UE "défient" l'ONU sur le Kosovo". (C'est là qu'on sent bien combien il est important ce droit de veto de la Russie à l'ONU...).
Et l'ONU, justement, se divise d'autant plus. Echec supplémentaire pour l'organisation au passage : elle n'a pas réussi à trouver de solution à "l'impasse Kosovo", et le résultat est dans la déclaration d'indépendance du 17 février... ( mais on ne va pas non plus blâmer l'ONU pour tout, je suis aussi pro-ONU que pro-Europe...)

- Cinquièmement, là où j'approuve largement la plupart des analyses faites, c'est sur la question de "Quelle indépendance?". Comment un Etat, comme le dit un article d'un journal suisse (disponible aussi sur Eurotopics), grand comme deux départements français, sans ressources, avec un taux de chômage sur-élevé, une population jeune et en manque de formation scolaire, dont l'économie est "sous-développée", aux institutions politiques instables et souffrant qui plus est encore de tensions ethniques peut-il être viable? La première mission du Kosovo en tant qu'Etat indépendant, va être de faire ce qu'on appelle du "nation-building", de tout reconstruire... à partir de rien. A peine né, l'Etat kosovar est en crise. J'ai trouvé la formule particulièrement bien trouvée : c'est un Etat souverain dépendant. Dépendant des aides Européennes, dépendant encore en grande partie pour ses institutions de l'ONU ( la résolution 1244 reste en vigueur... ce qui est un chouya contradictoire puisque la résolution 1244 reconnaît l'intégrité territoriale de la Serbie, Kosovo inclu...)
Et de plus en plus - et c'est là peut-être que le Kosovo constitue un précédent dangereux - les accessions à l'indépendance, les sécessions, ont lieu dans ces conditions. A peine viable voire pas du tout. Or ça, c'est grave.

- Je le disais dans un autre article, et c'était la conclusion de mon travail sur "Identité et Sécessionisme", le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui est victime de deux tendances contradictoires et parallèle : celle d'une désintégration, d'une balkanisation du monde d'un côté, et celle d'une intégration, d'une accélération des interdépendances au sein d'organisation internationale. La question de l'indépendance du Kosovo s'inscrit relativement bien dans cette dialectique. Et c'est mon sixième point. Serbie et Kosovo se scindent... probablement pour mieux se retrouver, à plus ou moins long terme, dans une intégration Européenne. C'est d'ailleurs l'une des choses qu'on pouvait faire miroiter à la Serbie pour la faire céder sur la question Kosovar... Cependant la Serbie, pour le moment - et comment saurait-il en être autrement ? - ne voit pas comme amicales les reconnaissances d'indépendance par une vaste majorité des pays de l'Union.


Ainsi, donc, le mot d'ordre est prudence. Je reste sceptique sur cette indépendance, tout en la reconnaissant comme étant  jouée d'avance depuis longtemps.  Tout le jeu diplomatique à présent, va consister à éviter les embrasements régionaux d'une part, et à calmer les divisions que l'indépendance du Kosovo a provoqué au niveau international.

le 26 mars 2008

L'étincelle

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Non ne m'attendez pas ce soir,
Je suis une fuite, une bagatelle,
Un air de rien, un rien bizarre,
Et malgré moi jeune demoiselle.
Je bats des ailes dans mon bazar
Je suis un sourire qui démêle
Une goutte d'eau née du hasard,
Je fais ma descente en rappel
Dans les caveaux de ma mémoire
Les idées sombrent, sans l'Etincelle...

Elle était celle, mon étincelle
De celle qu'on n'imagine plus
Moitié trop lâche moitié rebelle
Jamais présente ni disparue
Elle a un nom qui la rend belle
Elle joue le vice et la vertu
En virtuose et sans pareille
Chacun de ses regards me tue
Chacun de ses gestes m'appellent
A me noyer d'inattendu

Et je me noie, je n'attends plus
Je laisse filer les vides-avenirs
Je suis nuisance, je suis devenue
Un entêtement, une satyre
Une mélodie sans retenue
Je suis une fugue en plein délire!
Les fers à mes poignets nus
M'enlève la peine de choisir
Appelez-moi "envie perdue"
Ma cage s'appelle "devenir"

Mon étincelle, mon lent désir
Y a-t-il un ciel bleu sous la chance?
Ai-je le droit, ai-je l'empire
De m'emprisonner d'insouciance ?
Je suis le non, je suis des pires
De ces misérables insolences
Mesure moi à mes soupirs
Détache-toi je suis "absence"
Et je m'abstiens de te le dire
Mon étincelle, toute cette danse...

Non ne m'attendez pas, silence
Je suis une pause encore ce soir
Un vide rien, un rien qui lance
Ses cailloux noir au grand bazar
Je bats des ailes, les plumes dansent
Danse demoiselle, la lune ivoire
Dévore les ombres, tisse la romance
De la toile sombre de ta mémoire
Danse demoiselle, demoiselle danse
Car l'étincelle brille... dans ton regard.

le 25 mars 2008

Oh mais c'est sympa ces nouveautés!

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Iziblog change de style ! Moi aussi! Enfin un peu. Les carnets restent les mêmes dans leurs contenus, ils profitent juste des nouveautés sur le contenant ! Bon, d'ordinaire, je n'aime pas les styles pré-fait, parce que ça manque un rien de personnalité, donc peut-être que je rechangerais, je commence à maîtriser photoshop et les bases des feuilles de style CSS ! (on a dit, les bases) Sur ce, bientôt les nouveautés !

le 19 mars 2008

Oh et ben nous revoilà !

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J'aime bien les mise à jour hein, mais là plus d'un mois sans accès au blog O_o !!!
Enfin, ne nous plaignons pas!

Ce mois-ci sur mon blog,

- une chronique sur le Kosovo (elle est sur mon blog Québec tellement je ne pouvais pas ne pas l'écrire!)
- Probablement un à deux textes perso
- peut-être une opinion
- et le tout servi uniquement quand j'en aurai le temps !

le 16 janvier 2008

version piano

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http://www.megaupload.com/?d=Q4C04MOY

Pour écouter la version musicale de "rêves", en tenant compte du fait que l'enregistrement a été fait dans des conditions pourris et que si j'avais un piano au québec, je la referais entièrement.

le 03 janvier 2008

"Queen", c'est immortel

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Tout le monde connait Queen, et surement la plupart beaucoup mieux que moi. J'ai regardé un bout de Highlander l'autre soir - insomnie quand tu nous tiens- et tout ce que j'en ai retenu, c'est la chanson "who wants to live forever", que je trouve magnifique à pleurer, et qui est en passe de devenir un de mes morceaux préférés. Je dis "morceaux", parce que c'est une des choses qui est magnifique avec cette chanson - et avec d'autre de queen- c'est la musique, la mélodie... Et puis cette interprétation, cette incarnation, devrait-on dire, magistrale, grandiose, vibrante et criante qui donnent aux mots leurs sens. Il y a des chansons qui existent par elles-mêmes, et des chansons qui n'existent que parce qu'elles ont un interprète exceptionnel. Cette chanson est de celle-là.

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