Brève opinion Bouquin : Le dernier tour de magie de Mrs Rowling
I am deeply, madly, totally "potterised" for the moment... I'm lost in the thrilling and English-speaking world of Harry Potter and that is the only reason why I'm beggining this article in English...
Pour ceux d'entre vous qui de ma phrase n'ont compris que les mots "Harry" et "Potter", vous avez compris l'essentiel. Je suis tellement obnubilée par ma lecture qu'écrire en français me fait bizarre. Ne rigolez pas, c'est une expérience très étrange que de se retrouver à penser à moitié en français à moitié en anglais tout ça parce que je fais attention à la moindre petite phrase de ce bouquin, allant même jusqu'à sortir mon dico plus fréquemment que pour mes autres lectures en anglais tellement j'ai peur de comprendre de travers un passage super important.
C'est ce que j'appelle l'effet Harry Potter. j'ai acheté le bouquin le jour de sa sortie, non par fanatisme mais parce que j'en ai eu l'occasion tout simplement. J'étais en train de lire un Robin Hobb donc je pouvais largement patienter... finalement ce sont les Aventuriers de la mer qui attendent... D'un autre côté, il me reste encore trois tomes à dévorer pour les Adlm... alors que mister Potter, c'est son dernier petit tour de magie... Et puis, on a beau dire, et j'ai beau même être à peu près d'accord sur certaines critiques qui lui sont faite, les HP, on ne les lâche plus une fois qu'on a commencé... et comme je devais patienter une vingtaine de minutes à un arrêt de tramway, j'ai commencé. Du week-end, je ne l'ai pas ouvert, puisque j'étais chez une amie, ç'eut été très impoli (je me suis juste accordé la fin du premier chapitre...) et puis, depuis hier soir, je ne le lâche plus. Si bien que je viens de dépasser la moitié de la chose.
Et je m'arrête au milieu de l'action parce que je veux absolument le savourer et non le dévorer en trois jours ( ce qui risque somme toute de finalement arriver... une soirée et une après-midi de lecture et me voilà à plus de la moitié, à ce rythme, mercredi plus rien n'en reste). Ne compter pas sur moi pour vous dire ce qu'il s'y passe, qui meurt, qui survit, où sont les Horcruxes et compagnie... Je ne dirais pas un mot.
D'ailleurs, j'évite internet depuis que le livre est sorti. Enfin j'évite les zones dangereuses d'internet depuis qu'il est sorti. Le newsgroup de Lynn Flewelling par exemple : ils sont gentils, ils ont précisé "SPOILER HP 7". J'ai vite fait demi-tour. J'y regarde à deux fois avant de parcourir les blogs de certains amis, les forums sur lesquels je surfe de temps à autres etc... Je refuse absolument de me gâcher le plaisir de découvrir par moi-même ce qui arrive. j'ai même réussi l'exploit de ne pas aller lire la dernière phrase du bouquin - chose que je fais souvent à un moment ou l'autre de ma lecture.
Mes impressions ? Pour le moment, je passe un moment exquis. L'effet HP fonctionne aussi avec le 7ème and last tome. Mais, je ne vais pas encensé Mrs Rowling, pas plus que je ne vais la critiqué à tout-va. Cependant, peut-être est-ce dû au fait que j'ai un peu grandi depuis que j'ai commencé à suivre les aventures du bonhomme (pour rappel car je l'ai déjà dit, j'avais à peu près 12 ans et HP commençait à peine à être connu quand j'ai commencé, et c'est un "Je bouquine", bless it, qui me l'a mis entre les mains) mais je repère à présent quelques failles là où je n'en voyais pas avant. Faille non pas dans le récit mais dans des éléments du récit. Des choses qui me font tiqué par moment, qui me font dire "c'est trop facile ça comme explication"... un peu trop de "Deux ex Magica" ai-je envie de dire... ça reste dans le domaine du très crédible hein, et on y croit fortement, mais je les repère. Contradiction : ce genre de petites choses me rappelle qu'HP est écrit pour un public assez jeune tandis que certaines scènes, certaines atmosphères, font que je me demande comment les plus jeunes lecteurs d'HP le prennent... Non pas qu'il ne faille pas parler de mort et de torture à un gosse de 8 ans. Je me demande juste comment ils le perçoivent. A huit ans je lisais le club des cinq... Et certainement d'autres bouquins en tout genre avec une prédilection pour les contes de fée et les j'aime lire... est-ce qu'on lit HP à 8 ans ?
Bref, je ne me rappelle plus très bien le but initial de cet article, si tant est qu'il y en ait jamais eu un. Lorsque j'aurais fini le livre, peut-être vous donnerai-je une plus longue opinion à son sujet... Et si vous vous êtes mis à Lynn Flewelling ( faites-le, je n'arrête pas de le répéter... après tout j'ai bien réussi à convertir Nat à Hobb alors pourquoi pas vous à Flewelling, hein ?) je vous dirai peut-être en quoi il y a un passage dans HP7 qui rappelera beaucoup aux lecteurs de Luck in the Shadows...( Remember Seregil and what the piece of wood he was wearing around his neck did physically (and somehow even mentally) to him ? Well, go and read HP7, you cannot miss the echo and i can't wait to see if someone on Lynn's group had noted it...)
Heureusement que la télé est là pour me sortir de ce bouquin... Ce soir F2 diffuse "Alexandre", ça fera un dérivatif correct... un patch anti-potterine qui dure 2h48. Le plus dure sera de résister à la tentation avant de s'endormir...
Quant au film sorti tout récemment je ne l'ai pas encore vu et j'ai très peur de le voir... Les films depuis le début sont à mes yeux un vrai jeu de massacre. D'abord parce qu'ils confortent les plus jeunes et réticents à la lecture dans leur réticence : à quoi bon lire le bouquin, j'ai vu le film. Ensuite et surtout parce que niveau adaptation c'est raté : les acteurs jouent mal (oui, désolée, Daniel Radcliffe n'est pas crédible... j'ai beau essayé de me dire que c'est à cause d'un doublage assez pourri, même en VO j'y crois pas, ce n'est pas mon Harry... d'autant qu'il n'a pas les yeux verts mais bleus et ça ça ne me va absolument pas ) le scénario nous vole toutes les subtilités du bouquin ( le troisième volet m'a tué : 2 malheureuses minutes dans la cabane hurlante... et encore !) et pire que tout, les films font passer les bouquins pour ce qu'il ne sont pas : l'ambiance n'y est pas la même, les personnages sont bien moins attachants ( et notamment les personnages secondaires...), le tout bien moins crédibles, bien moins prenant... Autant l'adaptation du Seigneur des anneaux m'a prise aux trippes autant celle d'HP me fait mal au ventre... (Et en plus - et là je cherche vraiment à me faire incendier par les fanas du film - Daniel Radcliffe il est même pas beau d'abord... non pas qu'Harry soit jamais décrit comme un tombeur...)
Bref, je vais clore là-dessus, en queue de poisson, my fishy article, and I hope you'll enjoy your reading once you'll read the book and think about me when you'll reach the page 317, that's where I stopped bluntly to write this quick note.