Les Carnets d'Aurore

Avis subjectifs et opinions diverses

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le 28 avril 2008

L'instant D...

Add to Memories Tell a Friend
Aime-moi, sans l'amour, sans les mots
Apprend moi sous les gestes, sur ma peau
Le réel de l'instant :
Ma vie dans un battement de coeur

Invente-moi sur les souffles, en murmures
Jeu divin, je deviens, je te vis
Embrasse moi, ta chaleur dans ma nuit
Trop obscure

Serre-moi, sans attendre, sans comprendre
Jeu trouble... et j'en tremble, j'en souris
Joue-moi, sur les cendres
D'un oubli

Jeu double, et de regards et de saveurs
Je dérive et mon corps se laisse
Disparaître sous la lenteur
Des caresses

Aime-moi, sans l'amour, sans les mots
Apprend moi sous les gestes, sur ma peau
Le réel de l'instant :
Ma vie dans un battement de coeur

le 26 mars 2008

L'étincelle

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Non ne m'attendez pas ce soir,
Je suis une fuite, une bagatelle,
Un air de rien, un rien bizarre,
Et malgré moi jeune demoiselle.
Je bats des ailes dans mon bazar
Je suis un sourire qui démêle
Une goutte d'eau née du hasard,
Je fais ma descente en rappel
Dans les caveaux de ma mémoire
Les idées sombrent, sans l'Etincelle...

Elle était celle, mon étincelle
De celle qu'on n'imagine plus
Moitié trop lâche moitié rebelle
Jamais présente ni disparue
Elle a un nom qui la rend belle
Elle joue le vice et la vertu
En virtuose et sans pareille
Chacun de ses regards me tue
Chacun de ses gestes m'appellent
A me noyer d'inattendu

Et je me noie, je n'attends plus
Je laisse filer les vides-avenirs
Je suis nuisance, je suis devenue
Un entêtement, une satyre
Une mélodie sans retenue
Je suis une fugue en plein délire!
Les fers à mes poignets nus
M'enlève la peine de choisir
Appelez-moi "envie perdue"
Ma cage s'appelle "devenir"

Mon étincelle, mon lent désir
Y a-t-il un ciel bleu sous la chance?
Ai-je le droit, ai-je l'empire
De m'emprisonner d'insouciance ?
Je suis le non, je suis des pires
De ces misérables insolences
Mesure moi à mes soupirs
Détache-toi je suis "absence"
Et je m'abstiens de te le dire
Mon étincelle, toute cette danse...

Non ne m'attendez pas, silence
Je suis une pause encore ce soir
Un vide rien, un rien qui lance
Ses cailloux noir au grand bazar
Je bats des ailes, les plumes dansent
Danse demoiselle, la lune ivoire
Dévore les ombres, tisse la romance
De la toile sombre de ta mémoire
Danse demoiselle, demoiselle danse
Car l'étincelle brille... dans ton regard.

le 16 janvier 2008

version piano

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http://www.megaupload.com/?d=Q4C04MOY

Pour écouter la version musicale de "rêves", en tenant compte du fait que l'enregistrement a été fait dans des conditions pourris et que si j'avais un piano au québec, je la referais entièrement.

le 02 janvier 2008

Rêves

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Je vous présente le dernier texte de ma cuvée 2007, cuvée un peu chaotique, avec ses hauts et surtout ses bas en matière d'écrit. Celui-ci n'est pas trop mauvais, il s'agit en fait du texte d'une chanson, je vous mettrais la version chantée une autre fois ( faut que je la réenregistre) et je lance un appel à tous les musiciens qui passeraient par ici avec une envie d'élaborer sur ma mélodie et mes deux piètres accords d'accompagnement ( je prend tous les styles, et on peut transformer ce qui ressemble jusqu'ici à une ballade en morceau plus énergique sans aucun souci....)
Ensuite, j'ai deux problèmes dans ce texte : "Je m'efface, tu t'enfuies", le "je m'efface" ne me va pas, je cherche une belle allitération en "f" pour qui trouverait. Enfin la dernière phrase, à l'origine c'était "j'oublie mes jours de pluie" je voudrais bien savoir si celle de la version finale convient mieux ou non.
Bref, here is the text!

Y'a des rêves sans réveils
Des réveils douloureux
Y'a des jours de soleils
La lumière dans tes yeux
Et y'a des yeux qui pleurent
Gouttes à gouttes c'est mon coeur
Des erreurs sans pareilles
Des faux pas en pagailles

Des douleurs sans amer
Y'a des rêves qu'on oublie
Y'a des rêves qu'on perd
Et des cicatrices à vie

Y'a des larmes passagères
Des regrets sous la pluie
Je m'efface tu t'enfuies

Larmes à larmes c'est égal
Y'a des rêves y'a des rêves
Comme dans un point final
Y'a des rêves y'a des rêves
Tout un monde idéal
Que ses rêves que ses rêves
Pour combien d'insomnies ?

Y'a nos fuites en avant
Nos retours en arrière
Nos secrets au dedans
nos mensonges en repère

Y'a nos rondes d'enfants
Y'a nos cris nos armures
nos rêves d'adolescents
Et nos combats d'hommes mûrs

Y'a des larmes passagères
Des regrets sous la pluie
Je m'efface tu t'enfuies

Larmes à larmes c'est égal
Y'a des rêves y'a des rêves
Comme dans un point final
Y'a des rêves y'a des rêves
Tout un monde idéal
Que ses rêves que ses rêves
Pour combien d'insomnie

Et combien sommes-nous
A y croire à y croire
A nous tenir debout
A vouloir a vouloir
Même quand le rêve est mort
Le faire revivre encore
Encore...

Mais y'a des rêves éternels
Où à coeur et à cris
En me brûlant les ailes
J'endors mes insomnies.

le 17 décembre 2007

Les portes closes

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Ce texte est à lui seule une énorme métaphore... Je ne sais pas s'il est compréhensible ou non à qui ne me connaît pas un peu... C'est le genre de texte que j'aime le plus dans ce que je fais, encore que celui-là ressemble trop à du "réchauffé" pour me plaire entièrement. Enfin, si quelqu'un veut un décodage, qu'il fasse signe! Je verrais ce que je peux faire !

 

J’imaginais les portes closes et le triste jardin,

J’’en ai perdu la clé au cœur de mes refrains,

Celle du rêve innocent qui respirerait encore

Ce rêve à peine éclos d’un souvenir déjà mort

 

Les horizons sont rouges, derniers battements d’ailes,

Des insomnies divines qui ne me ressemblent plus.

J’ai dénoué les fils, le temps m’est revenu

Où les sens s’échappaient sans rien comprendre d’elle

 

Elle… ses sourires me semblent des cicatrices amères

Enfouies sous les cendres de regrets importuns

Elle ne m’importe plus, elle ne m’apporte guère

Qu’une lassitude étrange comme un amour éteint

 

Depuis, les ombres de silence ont reconstruit des murs

La forteresse vide et que nul n’assiègerait,

Sinon le temps qui passe et l’a vu déserté

Et glisse sur les ruines comme un sournois murmure,

 

A perdu la splendeur de ses imaginaires.

Elle s’effondre, sous les ronces, et rongée par les vers

Est morte il y a longtemps peut-être,

Son illusion triste n’en laissait rien paraître

 

Mais… les yeux se sont ouverts, et le jardin sauvage

Semble vouloir revivre un rêve d’autrefois

Dans un festin de larmes, ces sourires d’orages,

Qu’elle ne sait plus verser, qui lui manquait parfois

 

Ces yeux, ces yeux secs et las, ces voiles

Que les rêves ont dû fuir, au piège de leur souffrance

Ces yeux là vivent encore, et malgré leurs silences

On y devinerait la lumière d’une étoile,

 

Les restes d’un espoir, un possible, un éclat

Que porte un étendard qui t’es si bien connu.

Il tient entre ses mains la clé inattendue

De ce jardin secret qui renaît malgré toi.

 

le 24 novembre 2007

imaginary wounds

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On my saddened, saddened day,

While my heart has dropped so low

As I took the stars apart, blaming them for being bright

An answer came swift and light

And shone above my desperate soul

“Stop the tears and break the fall

Look around and spirits up !

There’s no love and there’s no hate

There’s just hope and some courage.”

 

Oh my saddest day! You’ve been broken

But true happiness had never come

What answer was it that you gave me that night?

Was it a trick was it a light?

Nothing. Words, sand, wind

The fragile wings a fragile thing

Had imagined in its sorrow

For there’s no love and there’s no hate

There’s nothing left in my darkness…

 

And here you were, beautiful as a summer day

Your arms opened and welcoming

Behind the doors of doubts and fears

What was it you want me to do?

How did you expect me to feel?

I’ve got no heart anymore,

Its pieces lie here on the floor

I’m not in love, I’m not in hate

And my courage and hopes have fled

 

Lights on, you’re all around

In memories full of your smile

In all those words I remember

In this whole room you’ll never see

Crying your name on my pillow

Asking for you in my nightmare…

But always, wherever I could be,

No matter love, no matter hate,

I’m all alone in your embrace…

 

le 28 octobre 2007

une fois de trop

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Et si seulement c'était facile, comme un coup de craie au tableau
De t'effacer, de recommencer la démonstration à zéro
Oui mais finalement toi et moi ça revient toujours aux mêmes mots
" J'suis désolée"  une fois de plus, j'suis désolée une fois de trop

Tu ne crois plus aux rêves depuis que tu as fini d'être une enfant
C'est pas de la foutaise, c'est pas pour toi, c'est différent
Et je n'aurais pas dû trop m'accrocher quand t'es partie et forcément
C'est pas de ta faute si je suis loin, on n'y peut plus rien maintenant

Et si seulement j'avais compris que c'était complétement idiot
De vouloir y croire pour la vie, c'est con mais je trouvais ça beau
Et je me disais qu'j'avais d'la chance, que j'avais gagné le gros lot
J'me suis trompée, une fois de plus, j'me suis trompée une fois de trop

Peut-être que c'est moi qui ai tort, qu'on voit l'histoire différemment
Moi je m'attache jusqu'au désespoir, jusqu'à t'aimer, c'est différent
Toi tu virevoltes, comme une lumière tu brilles ici à un moment
Puis tu t'envoles vers d'autres vies c'est pas qu't'oublies, c'est du changement

Et si seulement j'avais pas su prendre pour vrai ce qui était faux
Peut-être que je t'aurais vu sous un angle complétement nouveau
Ce qu'on est aveugle quand juste un peu de couleur nous tient chaud
Moi j'y ai cru, une fois de plus, moi j'y ai cru, une fois de trop

Quand je relis tous ces poèmes qui parlent de toi maladroitement
Que je me dis que tu savais sans rien m'en dire, évidemment
Je me sens si bête, c'est si lointain, ces mots d'hiver ces mots d'avant
T'as oublié, mais je comprend, pas qu'tu n'veuille pas, c'est différent

Alors on n'a plus rien à se dire après s'être chercher autant
Tu ne réponds pas, je ne cherche plus, et les jolis mots tombent à l'eau
Vont se noyer là sous la pluie, y'a plus de larmes, c'est différent
Je ne pleure pas une fois de plus, je ne pleurerais pas une fois de trop.

le 25 septembre 2007

Délices

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Quelle injustice de manquer tes délices
L'accord lisse d'une tendresse complice
Un vrai supplice lorsque mes sens glissent
De l'autre côté du vice

Je sympathise depuis nos prémices
Je sacralise pour boire à ton calice
A fleur de peau je suis devenue narcisse
Fleur de pavot : mon opium tes malices

-Mais dans ce drôle de jeu
Dans ce Je favori
Je perds peu à peu
Le contrôle des envies-

Quel sacrifice lorsqu'entre nous s'immisce
La règle floue, frontière accusatrice
Quand en coulisse je suis adoratrice
Et face à toi suis silence artifice

Toi mon caprice je me veux créatrice
D'un maléfice de saveurs et d'épices
D'une oasis, tes yeux couleur réglisse
En sont la source inspiratrice...

- Et dans ce drôle de jeu
Dans ce Je favori
J'ai dû perdre peu à peu
Le contrôle des envies...-

le 12 septembre 2007

The guilty lover's song

Add to Memories Tell a Friend
Hey, my love, how are you today ?
I don't know where you are
I don't know what you're doing
But I am thinking of you yeah
I am thinking of you.

Hey my love, does the sun shine over you ?
I wonder if you're doing fine
If you like the life you live
Do you miss me sometimes
Like I miss you...

I know I've run away, and somehow it's all my fault
You say you would forgive, that time erases the pain
But I'm guilty from the start and you don't even now
How much I'm yearning for watching over you
Again.

Hey my love, are you smiling tonight ?
I'm looking at the stars
Wainting at the window
I am thinking of you, yeah
I'm still thinking of you

Hey my love, It has been a while
Since I last hear from you
I don't know what you've become
But I'm in love with you, yeah
I'm still in love with you.

I know I've run away, and somehow it's all my fault
You say you would forgive, time erases the pain
But I'm guilty from the start and you don't even know
How much I'm yearning for watching over you
Again.

I know I've run away, and there's this fever I caught
I can't forgive myself, time's just making things go worse
I am guilty from the start, but I think you should know
How much I'm yearning for watching over you again
How much I'm yearning for loving you again.

le 04 septembre 2007

réfléxions, les liens.

Add to Memories Tell a Friend

 

" Mes propres phrases passées me choquent. C'est un des avantages, ou l'un des inconvénients, qu'il y a à beaucoup écrire. Ici, à des milliers de kilomètres de distance de chez moi et de tout ce qui m'y rattache, seule pour ainsi dire dans une vaste et merveilleuse nouvelle aventure, le recul que je peux prendre vis à vis des événements passés ressemble presque à un gouffre. J'ai la sensation que c'est une autre qui, il y a quelque temps, écrivait les phrases que j'écrivais à son  propos.

Prendre conscience qu'un lien s'est brisé c'est une épreuve. Et la blessure est douloureuse. Pourtant, si loin, il me semble presque avoir cicatrisé. Je n'ai plus les illusions que j'avais alors; je ne me pose plus sans cesse ces mêmes et obsédantes questions... J'ai réussi, et peut-être malgré moi, à ne voir d'elle que la vérité des instants où elle est présente. Elle ne me hante plus.
J'ai fait seule ce chemin. Refermer pour toujours la place qu'elle occupait en moi m'a demandé du temps, des larmes, des doutes... Et, comme un membre amputé peut manquer à un homme, l'absence du lien provoque encore chez moi comme des démangeaisons terribles, ces fourmillements dans mon coeur, cette peur indicible de la solitude qu'elle avait déchiré.

Oui, je l'aimais. Et je l'aime encore, malgré tout, mais non plus comme on aime un souvenir. Je l'aime lorsqu'elle est là, présente, à parler de tout et de rien avec moi, comme autrefois. Mais je n'ai plus ni crainte, ni souci, ni regrets ni interrogation lorsqu'elle s'éloigne, lorsqu'elle m'oublie pour quelques temps.

Je pense à elle encore. Parfois. Mais il existe des jours où je l'oublie.
Et pire que tout, sans doute, elle ne me manque pas plus qu'un autre. Elle m'a manqué longtemps à une époque. Son absence m'est devenue supportable.

Comment en est-on arrivé là ? A force d'indifférence et d'aveuglement. Les ruines sont devenues un fragile pont de bois qu'elle n'ose pas franchir. Un coeur qui donne trop sans jamais rien recevoir, ou en recevant si peu en retour, se lasse, s'épuise. C'est la lassitude qui a rongé mes dernières forces. cela et la peur d'avancer droit dans un mur, encore une fois.
J'ai réalisé que, quelque part, je lui en avais trop demandé, trop dit, trop offert... Il y a des mots qu'il valait mieux garder pour moi. D'un autre côté, les avoir dit m'a comme exorcisé. 

J'ai choisi. Et la distance est un pansement étanche. Je ne la perd pas, elle reste dans ma vie. J'ai juste mis de côté mes illusions et me suis résolue à ne plus jamais attendre d'elle plus que ce qu'elle voudra bien me donner. "

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