Ce texte est à lui seule une énorme métaphore... Je ne sais pas s'il est compréhensible ou non à qui ne me connaît pas un peu... C'est le genre de texte que j'aime le plus dans ce que je fais, encore que celui-là ressemble trop à du "réchauffé" pour me plaire entièrement. Enfin, si quelqu'un veut un décodage, qu'il fasse signe! Je verrais ce que je peux faire !
J’imaginais les portes closes et le triste jardin,
J’’en ai perdu la clé au cœur de mes refrains,
Celle du rêve innocent qui respirerait encore
Ce rêve à peine éclos d’un souvenir déjà mort
Les horizons sont rouges, derniers battements d’ailes,
Des insomnies divines qui ne me ressemblent plus.
J’ai dénoué les fils, le temps m’est revenu
Où les sens s’échappaient sans rien comprendre d’elle
Elle… ses sourires me semblent des cicatrices amères
Enfouies sous les cendres de regrets importuns
Elle ne m’importe plus, elle ne m’apporte guère
Qu’une lassitude étrange comme un amour éteint
Depuis, les ombres de silence ont reconstruit des murs
La forteresse vide et que nul n’assiègerait,
Sinon le temps qui passe et l’a vu déserté
Et glisse sur les ruines comme un sournois murmure,
A perdu la splendeur de ses imaginaires.
Elle s’effondre, sous les ronces, et rongée par les vers
Est morte il y a longtemps peut-être,
Son illusion triste n’en laissait rien paraître
Mais… les yeux se sont ouverts, et le jardin sauvage
Semble vouloir revivre un rêve d’autrefois
Dans un festin de larmes, ces sourires d’orages,
Qu’elle ne sait plus verser, qui lui manquait parfois
Ces yeux, ces yeux secs et las, ces voiles
Que les rêves ont dû fuir, au piège de leur souffrance
Ces yeux là vivent encore, et malgré leurs silences
On y devinerait la lumière d’une étoile,
Les restes d’un espoir, un possible, un éclat
Que porte un étendard qui t’es si bien connu.
Il tient entre ses mains la clé inattendue
De ce jardin secret qui renaît malgré toi.