Les Carnets d'Aurore

Avis subjectifs et opinions diverses

Naviguer sur les Carnets

Sommaire de Juillet :

L'Edito

Le Dessin de Presse

Actu/ Chroniques
- Monde : "Pendant ce temps-là en Afrique"
- Europe : "Des Effets Boomerang de la directive retour"
-France : "L'Anticapitalisme, la démo par A+ B comme Besancenot"
- L'Article d'ailleurs.

Opinions
- Bouquins : Belle du Seigneur, Albert Cohen
- Bouquins : shadows return Lynn Flewelling
- Musique : Flavors of Entanglement, Alanis Morissette
-Musique : Viva la Vida, Coldplay

Mots en passant:

- écrits
- citations
- réflexions.

View

le 06 avril 2008

Les enfoirés c'est toujours des découvertes musicales agréables...

Add to Memories Tell a Friend
Oui, je sais, c'est passé en France il y a un bout de temps maintenant, les enfoirés 2008, seulement, moi au Québec, il m'a fallut attendre qu'on me l'envoie par la poste et que je trouve le temps de le regarder...

Et chaque année, c'est la même chose avec les Enfoirés : je découvre des morceaux que je ne connaissais pas du tout et que je trouve absolument magnifique. Cette année, je retiens "Qui a tué grand-maman", qu'ils avaient déjà chanté dans un medley y'a un ou deux ans, du Polnareff à la base si mes souvenris sont bons. Et je retiens surtout, et croyez-moi je suis la première surprise, une chanson de... Demis Roussos... Oui, bouhouhez-moi si vous voulez, je comprendrais. Non, bon, c'est méchant. Mais j'avoue, Demis Roussos, c'est pas du tout mon trip à la base. PAS DU TOUT. D'ailleurs, dans sa versions à lui, si on me change sa voix pour la voix d'un autre, j'aimerais encore mieux. Non je reconnais, c'est un sacré chanteur, hein, mais sa voix m'énerve un peu. Bref... Pourtant, la chanson est superbe. Bon, elle fait un peu année 80 niveau musicale... Mais les paroles sont belles. Très belles. Et elles m'ont frappé dans un des medleys donc de cette année aux Enfoirés.

La chanson s'intitule "On écrit sur les murs". Les paroles les voici (piquées sur le net) :

Partout autour de nous
Y a des signes d'espoir
Dans les regards
Donnons leurs écrits
Car dans la nuit
Tout s'efface
Même leurs traces

{Refrain:}
On écrit sur les murs
Le nom de ceux qu'on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs
A l'encre de nos veines
On dessine tout ce que l'on voudrait dire
On écrit sur les murs
La force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffitis
On écrit sur les murs
Pour que l'amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi

Des mots seulement gravés
Pour ne pas oublier
Pour tout changer
Mélangeons demain
Dans un refrain
Nos visages
Métissage

{au Refrain, x2}


En faisant mes recherches sur internet j'ai découvert que les Worlds Appart en ont fait une reprise en 2007 ( si on m'avait dit un jour que je citerais un boy's band sur mon blog dans autre chose qu'une caricature, je ne l'aurais pas cru) La reprise est bof... L'originale a plus de pêche... même si c'est Demis Roussos. Remarquez, même si j'aime pas Demis Roussos, je le préfère encore au revival du boy's band... ( on peut proposer à un chanteur bien de refaire une belle reprise de cette belle chanson ? Genre, je sais pas... je la donnerai bien à Fiori ou à Bruel, pour rester dans les enfoirés... Ou les enfoirés carrément, mais en entier cette fois, hein ? Allez euh ! svp !)

le 15 août 2007

brève opinion musicale : Coldplay

Add to Memories Tell a Friend

ça vous dit d'écouter un truc qui vous emmène ailleurs, dans vos pensées, quelque chose de planant et de très sympathique à la fois, qui sonne un peu comme le cd qu'on écouterait dans voiture, les carreaux ouverts ?

Just un mot : Coldplay.

quelque part, ça me fait penser aux Death Cab mais en plus planant. ça coule tout seul dans les oreilles, et c'est que du bon. Le soir, tranquille, à la fenêtre, ça le fait bien.

J'accroche à fond sur Fix you et the Hardest part, et vous connaissez surement in my place, the speed of sound et talk.  Comme d'habitude, ces morceaux sont tous en écoute gratis sur radioblog ( et j'adore ce site. taper radioblog dans gogol, le moteur de recherche le trouve tout de suite pour vous, et vive ce siècle de fainéant)

Bref, ça s'écoute tranquillement, c'est planant, c'est plaisant, c'est très sympathique et c'est hautement recommandé par moi. ( je sais, je ne suis pas une référence étant donné que j'aime autant Pierre Lapointe, Calogero que les death cab en passant par Loreena McKennit et j'en oublie) faite-vous donc un stock avec tout ce que Radioblog offre.

le 06 juillet 2007

Envie de lecture en juillet ?

Add to Memories Tell a Friend

Pour ceux d'entre vous que je n'ai toujours pas réussi à convaincre ou pour ceux que j'ai convaincu mais qui sont allergiques aux VO, réjouissez-vous : Luck in the Shadows sera traduit et publié en Français pour janvier 2008.

C'est pas beau ça ? Vous allez enfin pouvoir découvrir les fabuleuses aventures de Seregil et d'Alec à Skala, Rhiminee, contre les Plenimariens, les histoires de magiciens, de voleurs et compagnie, bref de la fantasy dans la veine classique du genre mais c'est fou ce qu'on aime ça, n'est-ce pas ? Allez, faites-moi plaisir, dites-moi que vous allez vous y mettre hein ?

Ok, ok, j'arrête d'insister.

Si vous chercher quelque chose avec un peu plus d'image, mettez-vous à Monster de Naoki URASAWA aux éditions kana pour la VF. Assurez-vous quand même de pouvoir lire la suite très vite parce que c'est très prenant. Dans le même genre "une fois qu'on a commencé on ne lâche plus" vous avez Death Note...

La fantasy et les mangas c'est pas votre truc ? Pas de problème, j'ai ce qu'il faut aussi dans ma bibliothèque. Un peu de poésie et d'exotisme ? Neige de Maxence Fermine. Je l'ai relu il n'y a pas longtemps... et c'est toujours aussi magique. C'est très court... sur une après-midi, c'est fini...
Vous préférez l'aventure, les romans historiques, les fresques épiques, les histoires de vengeance sur fond d'histoire de France ? J'ai deux choses à vous proposer :
- petit a : DUMAS. Le comte de Monte-Cristo se digère très très très bien, malgré ses je ne sais plus combien de pages ( j'ai une édition en trois tomes, très jolie d'ailleurs). Et je vais commencer Joseph Basalmo sous peu.
- petit b : s'il vous faut des images, la BD les sept vie de l'épervier  et les autres qui gravitent autour (le fou du roy, plume au vent, etc...) c'est très très sympathique aussi.

Vous préférez les thrillers ? Les bons gros bouquins qui vous captivent dès les premières pages ? Donna Tart. Trois phrases et vous êtes foutus, piégés, prisonnier du récit. et toc ! Enfin, vous êtes prévenus...

Ah vous êtes plutôt histoire à l'eau de rose ? Les histoires d'amour et compagnie... oui oui... je vois... allez au cinéma, ça sera moins chiant. oups ! pardon... non, je n'ai rien contre les histoires d'amour bien sûr ! Je lis Marc Levy, n'oubliez pas...  Je préfère les histoires un peu torturés... Respire, Anne-Sophie Brasme. c'est torturé...et ça finit... chut je ne dis rien...

Et si enfin, vous avez, vous, des titres à me conseiller ( oui, là je termine le tome 6 des Aventuriers de la mer de Hobb, j'enchaîne sur un Levy-Strauss et j'ai aussi prévu de lire Dune de Franck Herbert pour voir mais bon, toutes les idées je prends !) laissez moi un grain de sel !

le 28 juin 2007

Brève opinion musicale : Atlantys ou l'histoire d'un monde musical original

Add to Memories Tell a Friend

Aujourd'hui je vais faire un peu de pub à un groupe qui monte qui monte et qui gagne à être connu parce que ce qu'ils font et bien, c'est bien ( forcément, sinon j'en parlerais pas.)

Je les ai découvert le jour de mon anniversaire en showcase au furet du Nord. Ils étaient seulement trois (sur quatre) sur scène, une basse, une guitare, la batterie. Et ma foi, ça m'a assez saisi les sens. J'ai attendu une petite semaine, en ayant toujours en tête la mélodie d'un de leur refrain, et je me suis décidée à investir dans leur album.

Ca s'appelle Atlantys et ils ont un album appelé Eden/Apocalypsia en vente au furet du nord et que j'ai aussi vu chez Majuscule - comme quoi, ils montent ils montent. Ces jeunes ont également un site web et un myspace que je vous invite à visiter : www.atlantys.biz pour le site web et http://myspace.com/atlantys pour le myspace où vous pouvez écouter certains de leurs titres (je conseille "Opposé" et "Délivre-moi", des tubes en puissance, je suis sûre que si ça passait sur les grandes ondes ( europe2, rtl2 par exemple pour commencer) ça marcherait du tonnerre)

Vous remarquerez que pour une fois, je fais les choses à l'envers, je commence par vous envoyer ailleurs avant de faire mon blabla. Alors vous allez me dire, Atlantys, c'est quoi ? J'ai envie de vous répondre, c'est une identité avant tout : musique, paroles, dessins (d'abord et ben, ils sont jolis les dessins), c'est vraiment un univers bien spécial, une couleur vraiment eux et c'est ce qui fait qu'ils sont originaux pour de vrai.

Leur univers ressemble assez aux sombres allés d'un rêve, d'un continent oublié (Atlantys / atlantide, vous aurez fait le rapprochement vous-mêmes). Ce sont les paroles surtout qui vous y transportent. C'est relativement sombre, très mystérieux, très... irréel ai-je envie de dire. J'avoue que ce ne sont pas les paroles qui m'ont frappées en premier lieu (élément pourtant très important dans les choix musicaux mis en avant sur les carnets) mais ils ont des belles choses. La chanson qui s'appelle "opposé par exemple, c'est bizarre, comme le reste de l'album, mais on se laisse prendre et on se surprend à fredonner le refrain au bout de deux écoutes... (cf. les paroles en exemple à la fin de cet article)

Le style est assez rock indépendant. Par certains accents ça tend vers le gothique, un peu métal : grosse batterie, guitare électrique lancée à fond, rythme rapide, une mélodie/mélopée... Niveau chant, on a deux voix, Mélanie et Romain. Et le mélange assez spécial, mystérieux, planant par moment, est une vraie réussite et participe justement de cette couleur particulière du groupe.

Cet album est un peu comme un voyage en terre étrangère. Il faut accepter les règles du jeu - paroles spéciales et musique assez saturée (bruyante aurait dit ma mère)- et se laisser faire. Au bout du compte, ça laisse rêveur. Je salue l'originalité et le talent, parce qu'ils en ont aussi.

Pour aperçu, les paroles de "opposé" (copyright Atlantys of course)

Ami parcours mes veines
Irrigue ce qu'elles absorbent
Tuer à demi-mort
Je crache tes rêves

Je vais à contre-sang
Victime de co-errance

Epouse-moi de ton corps
Oppose-moi
A cet amant qui m'attire
Hors de moi

Jumelle de tes maux
Jumeau de tout ton mal

Epouse-moi de ton corps
Oppose-moi
A cet amant qui m'attire
Hors de moi

le 17 juin 2007

Cyrano de Bergerac ou comment être amoureuse d'une pièce de théâtre.

Add to Memories Tell a Friend

vous savez, j'ai honte. Je ne vous ai jamais parler de Cyrano de Bergerac, la pièce d'Edmond Rostand... Ou alors, juste en passant... Alors que c'est ce qu'on appelle une merveille du théâtre classique, tant et tant de fois jouer qu'on se demande encore aujourd'hui comment innover avec ce texte. La version qu'a diffusé F2 vendredi soir m'a ému presque aux larmes. Certes, j'étais fatiguée, ça joue peut-être. Mais c'était jouer avec une grande classe, une finesse, une vision des personnages qui m'a donné des frissons comme seul le théâtre sait le faire. Non, je ne pleure pas au cinéma (ou rarement), mais je pleure en lisant et je pleure au théâtre...

Et Cyrano, c'est un chef d'oeuvre que je défendrais bec et ongle quoiqu'il arrive tant il n'y a rien à enlever à cette pièce (ok, le passage où Cyrano retient De Guiche avec son histoire d'homme tombé de la lune est un peu chiant par rapport au reste mais ça mis à part, tout est magnifique)

Pour les incultes( que j'espère peu nombreux) Cyrano c'est une histoire d'amour tragique. Un triangle terriblement douloureux : Roxane, Christian et Cyrano. Christian a la beauté mais est un sot et ne sait pas parler d'amour, Cyrano a l'esprit et l'éloquence mais est défiguré par son "grand" nez et tous deux aiment Roxane, cousine de Cyrano.
"Il me faudrait de l'éloquence" dit Christian; "Je t'en prête ! Toi, du charme physique et vainqueur, prête-m'en : Et faisons à nous deux un héros de roman!" Répond Cyrano. Et voilà comment Roxane va se laisser séduire par les mots de Cyrano sortant de la bouche de Christian.

Et c'est là que Cyrano devient un héros tragique : il est celui de l'ombre, qui aime en secret... qui croit que jamais on ne l'aimera... Et qui finalement est aimé à travers Christian et même au-delà de lui. "Même laid" dit Roxane à la fin, même laid elle aimerait Christian...autrement dit, c'est Cyrano qu'elle aime...

Pourtant, Cyrano se taira, jusqu'à la scène finale où quelques phrases suffisent pour résumer le côté tragique de la pièce :"(Roxane) Ah que de choses qui sont mortes... qui sont nées !/ Pourquoi vous être tu pendant quatorze années,/ Puisque sur cette lettre où, lui, n'était pour rien,/ Ces pleurs étaient de vous...(Cyrano) Ce sang était le sien."

(Et là, imaginez un énorme soupir devant mon clavier... quel texte, mais quel texte !)

La psychologie des trois personnages principaux mériterait un développement chacun tant j'ai à dire ! Sans développer, tous trois sont, selon ma vision de la pièce, à la fois victime et bourreau de leur amour. Tous trois sont des héros grandioses, dans leur forces et leurs faiblesses, même Christian qu'on dénigre parfois et qui pourtant mérite vraiment qu'on s'intéresse à lui. Car il est aussi tragique que Cyrano ! S'il a eu l'amour de Roxane, il l'a eu par imposture, mais il aimait vraiment Roxane de tout son coeur ! Et je suis même persuadée que, si on creuse un peu, on pourrait même dire que Christian a de la compassion pour Cyrano une fois qu'il a compris combien il aimait Roxane. C'est une interprétation personnelle, j'admet, mais elle fait sens : la scène sous le balcon de Roxane, quand Cyrano prend finalement la place de Christian, c'est là où il commence à comprendre, où il comprend, les tourments par lesquels passent son prête-mot. L'émotion trop palpable de Cyrano est trop vraie pour n'être qu'un jeu de poète. Et il comprend d'avantage avec la larme sur la lettre... J'ai pitié pour Christian moi, de même que pour Cyrano et Roxane... Les trois m'attristent, les trois sont grands, tragiques, magnifiques, même si Cyrano est superbe, sur le devant de la scène, enveloppé du panache de ses mots et de la noblesse de ses actes...

Cyrano c'est aussi les très célèbres tirades : celle des nez, le "à la fin de l'envoi je touche", les "non merci",ces passages magistraux sous le balcons de Roxane... bref, c'est drôle, c'est tendre, c'est terriblement émouvant, c'est beau, c'est écrit dans une langue magnifique et lorsque c'est interprété comme ce le fut vendredi soir ou encore comme ça l'est dans le film avec Depardieu dans le rôle-titre ( j'ai préféré la version de vendredi soir malgré tout, l'interprétation de Cyrano correspondait plus à mon idée du personnage simplement) c'est juste magique...

Lisez cette pièce, je vous en prie, lisez-la, ça ne sera que tout bénéf pour vous ! Ne passez pas à côté de ce monument, de ce chef d'oeuvre, de ces vers merveilleux qui résonnent à vos oreilles des jours entiers, qu'on n'oublie jamais, qu'on ne peut pas oublier tant ils sont beaux.

Juste pour le plaisir, un des passages qui m'émeut le plus, c'est à la fin, vous êtes prévenus, ne lisez pas si vous n'avez pas lu :

"Roxane :

Comment pouvez-vous lire à présent? il fait nuit.(je passe les didascalies)
Et pendant quatorze ans, il a joué ce rôle
D'être le vieil ami qui vient pour être drôle !

Cyrano :

Roxane !

Roxane :

C'était vous.

Cyrano :

             non, non, Roxane, non !

Roxane :

J'aurais dû deviner quand il disait mon nom !

Cyrano :

Non ! ce n'était pas moi !

Roxane :

C'était vous !

Cyrano :

Je vous jure...

Roxane :

J'aperçois, toute la généreuse imposture :
Les lettres, c'était vous...

Cyrano :

Non !

Roxane :

Les mots chers et fous,
C'était vous...

Cyrano :

non !

Roxane :

La voix dans la nuit, c'était vous !

Cyrano :

Je vous jure que non !

Roxane :

L'âme c'était la vôtre !

Cyrano :

Je ne vous aimais pas.

Roxane :

Vous m'aimiez !

Cyrano :

C'était l'autre !

Roxane :

Vous m'aimiez !

Cyrano :

Non !

Roxane :

Déjà, vous le dites plus bas !

Cyrano :

Non, non, mon cher amour, je ne vous aimais pas !"

Actionné par IziBlog