Les Carnets d'Aurore

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le 04 septembre 2007

réfléxions, les liens.

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" Mes propres phrases passées me choquent. C'est un des avantages, ou l'un des inconvénients, qu'il y a à beaucoup écrire. Ici, à des milliers de kilomètres de distance de chez moi et de tout ce qui m'y rattache, seule pour ainsi dire dans une vaste et merveilleuse nouvelle aventure, le recul que je peux prendre vis à vis des événements passés ressemble presque à un gouffre. J'ai la sensation que c'est une autre qui, il y a quelque temps, écrivait les phrases que j'écrivais à son  propos.

Prendre conscience qu'un lien s'est brisé c'est une épreuve. Et la blessure est douloureuse. Pourtant, si loin, il me semble presque avoir cicatrisé. Je n'ai plus les illusions que j'avais alors; je ne me pose plus sans cesse ces mêmes et obsédantes questions... J'ai réussi, et peut-être malgré moi, à ne voir d'elle que la vérité des instants où elle est présente. Elle ne me hante plus.
J'ai fait seule ce chemin. Refermer pour toujours la place qu'elle occupait en moi m'a demandé du temps, des larmes, des doutes... Et, comme un membre amputé peut manquer à un homme, l'absence du lien provoque encore chez moi comme des démangeaisons terribles, ces fourmillements dans mon coeur, cette peur indicible de la solitude qu'elle avait déchiré.

Oui, je l'aimais. Et je l'aime encore, malgré tout, mais non plus comme on aime un souvenir. Je l'aime lorsqu'elle est là, présente, à parler de tout et de rien avec moi, comme autrefois. Mais je n'ai plus ni crainte, ni souci, ni regrets ni interrogation lorsqu'elle s'éloigne, lorsqu'elle m'oublie pour quelques temps.

Je pense à elle encore. Parfois. Mais il existe des jours où je l'oublie.
Et pire que tout, sans doute, elle ne me manque pas plus qu'un autre. Elle m'a manqué longtemps à une époque. Son absence m'est devenue supportable.

Comment en est-on arrivé là ? A force d'indifférence et d'aveuglement. Les ruines sont devenues un fragile pont de bois qu'elle n'ose pas franchir. Un coeur qui donne trop sans jamais rien recevoir, ou en recevant si peu en retour, se lasse, s'épuise. C'est la lassitude qui a rongé mes dernières forces. cela et la peur d'avancer droit dans un mur, encore une fois.
J'ai réalisé que, quelque part, je lui en avais trop demandé, trop dit, trop offert... Il y a des mots qu'il valait mieux garder pour moi. D'un autre côté, les avoir dit m'a comme exorcisé. 

J'ai choisi. Et la distance est un pansement étanche. Je ne la perd pas, elle reste dans ma vie. J'ai juste mis de côté mes illusions et me suis résolue à ne plus jamais attendre d'elle plus que ce qu'elle voudra bien me donner. "

le 21 août 2007

Réflexions sur la vie et l'optimisme.

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Je ne me lasse pas de la chanson "This could be my last day", Duke Special. Et elle provoque chez moi un état de réflexion mélancolique plus ou moins dangereux pour ma santé mentale !
La question " que feriez-vous s'il ne vous rester qu'une seule journée à vivre?" revient parfois dans les conversations, comme un jeu entre amis, comme une banalité du temps, après tout, on peut tous mourir demain. Et en général, cette question amène des réponses tantôt stupides et pleines d'humour, tantôt jolies et pleines d'amour... voyez plutôt la chanson d'Obispo.
Mais profondément, je veux dire sincèrement, réellement, il n'y a pas de réponses exactes à cette question. Surtout à mon âge, quand on commence sa vie et qu'il reste tant de choses à faire. Qu'est-ce qui est essentiel ? Essentiel au point qu'il faudrait absolument le vivre, faire, dire avant qu'il ne soit trop tard...
Un jour, un ami à moi m'a dit qu'on ne savait pas de quoi serait fait le lendemain, et que c'était pour cette raison qu'il fallait vivre à 200% toutes les secondes de bonheur qui nous sont offertes.
Mais un être humain étant un être humain, c'est à dire un drôle d'animal qui adore se prendre la tête sur des bêtises, forcément, c'est obligatoire, on a tous nos coups de blues, tous nos périodes où rien ne va, tous nos périodes je baisse les bras...
Je voudrais croire que chacun d'entre nous possède en soi la force d'être optimiste, la force de relever la tête et de voir devant, après, plus loin, un autre jour. Je voudrais croire que chacun d'entre nous possède quelque chose, un rêve, une Légende Personnelle à accomplir dirait Coelho, qui le poussera toujours à vaincre ses propres démons, ses propres ombres et ses propres errances.
Je voudrais être capable de montrer le monde sous cette facette à tous ceux-là qui se laissent abattre. Aux suicidaires par exemple, aux découragés, aux négatifs... Nos vies nous appartiennent...

"This could be my last day"... donc vivons, puisqu'il est encore temps.

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