Rêve ou réalité ?

18/08/2008

A un amour passé...

Envoyé à 10:07

... et pourtant toujours si présent dans mon coeur...

Grand, trop grand était mon amour pour toi

Entêtant étaient mes sentiments pour toi

Obsédant était - est ton souvenir

Fragile, trop fragile était - est mon coeur

Fuir, j'ai dû fuir loin, très loin - trop loin ?

humeur: mood restless
musique: Boléro de Ravel

05/08/2008

Christophe

Envoyé à 09:39

Après Bashung, voilà Christophe, inspirateur de nombreux musiciens de notre époque à commencé par Bashung lui-même...

Son dernier opus, "Aimer ce que nous sommes" nous plonge dans des réminiscences des années 70, avec toujours un son électro éclectique...

C'est un disque unique comme il est un des seuls à pouvoir le faire. Si son intention était de rentrer dans la légende, c'est déjà fait, depuis longtemps (depuis Samourai ?).

Il faut dire aussi que Christophe a bénéficié de participations de poids comme Eric Truffaz ou Eumir Deodato à la direction des cordes...

Un petit bijou d'OSNI ("objet sonore non identifié).

location Boulot les doigts de pieds en éventail
humeur: mood happy
musique: Qui d'autre ?

21/05/2008

Alain Bashung

Envoyé à 18:44

Juste une petite opinion en passant...

Ah Alain ! Le revoilà, plus classieux que jamais, avec son univers sombre et pourtant doux et raffiné. Son dernier opus, Bleu Pétrole est un petit bijou de velours. Sa voix, grave, bien posée. Des arrangements prenants.

Un bémol, peut-être parce que trop connu, la reprise de Il voyage en solitaire de Manset, ne m'a pas convaincue. Mais il ne s'agit que de moi.

Le reste est impeccable.

Découverte

Envoyé à 18:41

Bertrand Belin


Je dois bientôt dispenser une formation sur la chanson française hors de France. Comme au départ la chanson n'est pas trop mon "truc", je me suis mise à écouter plus de chansons en deux mois que depuis ma naissance !

Et là, belle découverte : Bertrand Belin.
Voix grave, veloutée, sur des textes bien écrits et des mélodies bien orchestrées. En voici un petit aperçu :


J'avais un ami
J'avais cru
Il a dû filer
Il a dû
La nuit est venue
Venue net
Venue mettre
En place son froid
Dans la galerie
Moi sans lui
Je n'ai plus le coeur
A la guerre
Mois sans lui
Sans lui...
[extrait de La tranchée]

Un autre extrait, plus connu, car c'est le titre qui passe sur les ondes encore aujourd'hui :

Je songe avec envie à l'eau bleue
dont je vis danser l'éclat de l'onde,
A ta peau, j'humais l'écorce
des grands aulnes
et les fougères nous tatouaient le dos,
Tout le jour, tes délices j'en rougirais toujours,
tour à tour, tes délices,
Me ravirent j'avoue.
[extrait de Tes délices]

Ces deux extraits sont disponibles sur le deuxième album studio de l'artiste, "La Perdue". Il est vrai que les textes sans la musique sont un peu nus. A découvrir donc !

Il n'y a pas longtemps, sur un autre blog que je ne nommerai pas, une bloggeuse vantais les mérites du dernier disque de Florent Pagny et de ses reprises des chansons de Brel que cette personne trouvaient très réussies... Pour ce que vaut mon avis, je n'adhère absolument pas. Est-ce parce que je mets Brel tellement au-dessus de nombreux autres ? Est-ce par snobisme intellectuel ? Les deux ?

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musique: Bertrand Belin (évidemment ;-)

10/08/2007

La vie est un long fleuve tranquille...

Envoyé à 13:42

Quand on y pense, c'est vrai, sauf qu'on ressent les remous du courant plus ou moins fortement, selon la force du remous d'une part mais aussi selon sa sensibilité intérieure et sa capacité à faire face. Je me suis laissée doucement couler. J'ai temporisé (en anglais, j'ai appris ça il y a quelques jours, je serais une "procrastinator", une temporisatrice !), remis au lendemain ce que je pouvais faire aujourd'hui. Il m'est arrivé plein de choses, de bonnes choses pour la plupart. Au boulot, c'était puissance 10. C'est plus calme maintenant : tellement calme que j'en profite pour écrire ce post ! (Les chefs ne sont pas là aujourd'hui, et on sait bien ce que font les souris quand le chat n'est pas là ! ;-))

Alors, dernièrement, j'ai écouté plein de bonnes choses en musique, par exemple :

Les Son of Dave, c'est du blues : un type tout seul avec son harmonica, enregistrement dans les conditions du live. Le rythme au pied, l'harmonica en bouche, le tout ponctué par des sons de bouche. C'est super !

J'ai (re)découvert l'album Desire de Dylan : hypnotisant !

Fabio Viscogliosi (ancien des Married Monk) et son nouvel album Fenomeno : somptueux.

Mari Boine : tout ce qu'elle fait est excellent, c'est du folk roots scandinave. Mention spéciale à son dernier album intitulé In the hand of the night.

Mariana Aydar : chanson brésilienne, mais pas trop "sucrée" comme ça peut parfois arriver avec des Brésiliens qui rajoute tellement de miel que ça en devient indigeste ! son album s'intitule : Kavita.

Buika : Mi niña Lola. Très bonne chanson espagnole avec des influences venues du jazz, avec des rythmes chaloupés et une voix très expressive.

Rodrigo et Gabriella : ce n'est pas un album tout jeune, mais c'est super. L'expression de la guitare dans tous ses états !

Coup de coeur absolu : Bassekou Kouyate, joueur de n'goni, sorte de petit luth à 3 cordes. Il fut aussi un des accompagnateur du grand Ali Farka Touré. Son album : Segu Blue.

Pura Fe : chanteuse de Blues Folk, amérindienne, issue de "Clan du Cerf" des Tuscarora. Rien d'autre à ajouter sinon qu'il faut l'écouter !

Vieux Farka Touré, fils du grand Ali Farka et son digne successeur !

Et pour vous énergiser, si vous en avez besoin : BJORK !!! En écoutant Volta, vous éviter de prendre des emphét. pour rester éveillé ! C'est garanti et sans addiction !

Bon, j'ai encore plein de disques à écouter. Je vous tiens au courant (en tout cas, pour ceux qui ont encore la curiosité de passer par ici).

 

musique: Mademoiselle K

29/04/2007

Frustrations

Envoyé à 22:44

Encore des tensions, encore des frustrations. Comme si détruire était son seul but, la seule chose dont il soit capable. Dans le pire de ses moments, il me reproche le manque de projet dont je fais preuve en ce qui nous concerne. Mais, comment faire des projets avec quelqu'un qui les détruira de toute façon ?

J'ai essayé au début de faire des projets, pour nous deux. Aujourd'hui, c'est fini. Car ce qui a été décidé tel jour sera défait le lendemain. Chaque projet de vacances que nous avons fait a fini par me donner des sueurs froides. La veille de chaque départ je me demandais si nous allions seulement partir ensemble !

Il n'agit pas seulement ainsi vis-à-vis de moi, mais aussi contre lui-même. Il finit par ne plus agir vraiment. Il est sur la corde raide, et je finis par l'être moi aussi. Avec lui, ça passe ou ça casse... Je crois que ça casse. Dans peu de temps, je serai à nouveau libre.


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humeur: mood disappointed
musique: Les histoires d'amour finissent mal... / Rita Mitsouko

18/02/2007

A mon père...

Envoyé à 16:27

Cher papa,

Le 1er avril prochain, cela fera 26 ans que nous ne nous sommes pas vus. Tu ne voulais pas de ce divorce que maman t'imposait. Nous, tes 7 enfants, étions soulagés qu'enfin elle ose aller au bout de sa décision. Il y avait eu quelques alertes auparavant, toujours déçues.

Quand je me souviens de notre vie commune, c'est la peur, la honte, les désirs jamais satisfaits qui me reviennent.

La peur car tu pouvais être violent envers nous : j'ai eu la chance de ne jamais être giflée par toi car je me gardais bien de te mettre en colère. Mais je me souviens de mes frères et soeurs debouts devant toi, subissant ta colère pour une mauvaise note rapportée de l'école, yeux baissés, coeur battant. Tu les accablais de honte face à leur échec. Cette honte, je l'ai intégrée, et grâce à elle et à toi, j'ai toujours ramené de bonnes notes de l'école.

La honte venait aussi de notre mode de vie, à part des autres. Nous n'avions pas le droit de recevoir nos camarades de classe à la maison. Cette honte, maman l'a aussi cultivée, en nous disant que chez nous, c'était trop sale pour recevoir qui que ce soit. Nous étions quasiement les seuls de l'école dont les deux parents travaillaient et 7 enfants font beaucoup de saletés dans une maison. Le week-end, nous les passions à faire le ménage, enfin, nous les filles, car mes frères étaient dispensées de ces tâches indignes d'eux. Eux avaient le droit d'aller se promener avec leurs copains de classe...

Les désirs jamais satisfaits étaient qu'on n'avait que le droit de rester à la maison,  toujours rester entre nous. J'ai développé la conviction, dont je ne me suis jamais départi, qui est que nous étions différents et que cette différence était honteuse.

Ce qui me rendait honteuse aussi, était que nous étions parmi les plus pauvres de l'école... En tant que 3e fille de la fratrie, j'ai rarement eu de vêtements neufs : soit je récupérais les vêtements de mes grandes soeurs, soit nous bénéficions de dons de vêtements usagés. J'ai porté mon premier vêtement neuf, acheté pour moi, à l'âge de 16 ans. Je n'étais pas peu fière alors. Mais tu ne pouvais déjà plus le voir, car tu n'étais déjà plus avec nous.

A l'école, mes camarades de classe mettaient ma différence sur le compte de mon origine étrangère. Je m'ingéniais à me justifier de cette origine. Je voulais la nier, en te reniant, papa. Car cette origine, je te la dois. Je n'ai eu de cesse de la masquer, de l'effacer. Physiquement, j'ai l'air méditerranéen, mais je pourrais tout aussi bien venir de Grèce, d'Espagne, d'Italie, du Liban m'a-t-on dit un jour, que du Portugal, de Tunisie, du Maroc ou d'Algérie. Cet air est suffisamment vague pour qu'il passe inaperçu les 3/4 du temps. Quand on me demande d'où je viens, je réponds que je suis d'où je suis née. Quand on insiste un peu sur cet air méditerranéen, je ne mens plus comme avant : je ne nie plus, ce que je faisais encore il n'y a pas si longtemps, mais soit je réponds la vérité, ce qui amène toujours des commentaires, soit je dis l'ignorer si je n'ai pas envie, encore une fois, entrer dans les détails. Car il y a une réalité, ici, en France : c'est que, dès qu'on est originaire de quelque part, tout le monde pense devoir émettre une opinion...

Mon cher papa, ce qui m'a toujours manqué de ta part, c'est ta tendresse. J'aurais aimé en savoir plus sur toi. Mais toi, tu ne disais rien, tu étais si loin de nous. J'aurais aimé savoir comment tu as fait pour t'occuper de tes frères et soeurs, mes oncles et tantes que je ne connais pas, quand tes parents, mes grands-parents, sont morts lors d'un bombardement ? pendant la 2e guerre mondiale. Je ne sais même pas dans quelles circonstances ils sont morts. Je ne sais pas quand ni comment tu es arrivé en France. Je ne sais pas quand et comment tu as rencontré maman. Je ne sais pas pourquoi tu ne nous as jamais dit que tu nous aimais. Nous ne savons même pas si tu nous aimais ou pas.

Aujourd'hui, je ne sais pas où tu es, je ne sais pas si tu es encore en vie. Tu aurais alors 75 ans. J'ai appris, de manière indirecte, que tu avais refait ta vie avec une autre femme, avec qui tu as eu un/des enfant(s). J'espère que tu n'as pas commis les mêmes erreurs avec eux qu'avec nous, papa.

Tu nous as détruit en profondeur, papa, mais tu me manques, comme tu m'as toujours manqué, même quand nous vivions ensembles.


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23/01/2007

Tristesse sur le monde

Envoyé à 11:22

Depuis hier, je suis en deuil. Bien sûr, à cause du décès d'Henri Grouès, alias l'Abbé Pierre. C'est tant d'espoir qui disparaît avec lui que mon coeur en est d'autant alourdi. Il représentait tellement pour les plus démunis, les plus nécessiteux. Quand je pense à eux, mon coeur se serre à m'en étouffer. J'ai l'impression que l'impuissance face à la "machine" est d'autant plus forte.

Hier, un SDF à la radio a dit : " La mort de l'Abbé Pierre me fait plus de mal que la morsure du froid...". Car, comme si cela ne suffisait pas, le froid est de retour, peut-être encore plus virulent maintenant.

Quant à l'Abbé, lui est heureux. Il a retrouvé son créateur, comme il le désirait tellement. Il sera inhumé simplement, comme il a vécu. Il sera entouré d'amour, comme il a vécu. Peu importe les récupérations politiques des uns et des autres. Lui était au-dessus de cela.

Ce post est écrit un peu en vrac, je le modifierai probablement plus tard, quand mes idées se seront éclaircies et quand mon coeur me laissera respirer...

humeur: mood sad
musique: Requiem / Mozart

11/01/2007

J'ai rêvé que je mourais...

Envoyé à 17:04

J'ai fait un rêve très étrange il y a quelques jours : je vais essayer de le raconter, malgré le flou qui accompagne toujours les rêves...

Je suis sur un balcon avec mon compagnon (nous n'en avons pas dans la vraie vie). Beaucoup de monde semble se trouver à leur balcon. De loin, nous avons une vue superbe sur la BnF. Il y a beaucoup de vent. Une des tours du bâtiment se met à vaciller, jusqu'à s'écrouler, emmenant dans son sillage les trois autres tours. Je suis prise d'effroi à l'idée des morts que cet événement a dû provoquer ! Le vent continue de souffler et des bâtiments, un peu du genre de ceux qu'on peut voir dans le 19e arrondissement, se mettent eux aussi à vaciller et s'écroulent de même ! C'est au tour de notre immeuble de tanguer dangeureusement. Je tremble de tous mes membres et m'accroche à mon compagnon, qui, lui, garde son sang-froid et me dit que tout va bien se passer. Et en effet, nous ne nous écroulons pas. Le bâtiment résiste et reste debout.

Je me dis, toujours dans mon rêve, que si mon compagnon n'avait pas été là, les choses se seraient passées autrement... Et voilà que la scène se remet en place : on redémarre du début, sur le balcon, la BnF au fond, les bâtiments dans la perspective... la seule différence est que mon compagnon est absent. La BnF s'écroule, les bâtiments s'écroulent, notre immeuble se met à tanguer dangeureusement... et s'écroule. Je tombe, tombe, tombe, et je me dis "c'est fini". Je suis morte et je le sais, bien que j'aie toute ma conscience.

Il y a d'autres morts : je vois des vivants les déterrer, particulièrement deux cadavres qui ont, eux aussi garder la capacité de "communiquer", comme si la mort n'était pas une fin (ici, j'interprète peut-être).

Le reste est beaucoup trop flou et reste du domaine du ressenti plus que du souvenir. Aussi, je m'arrête là.

Pas mal pour commencer l'année, non ???

humeur: perplexe
musique: I have a dream...

03/01/2007

Bonne année 2007 !

Envoyé à 10:48

L'épreuve des fêtes est passée, on en est sorti une fois encore avec plein d'espoir pour l'avenir !

Bonne année à tous !

22/12/2006

Le moral remonte !

Envoyé à 09:45

Si vous aussi vous êtes atteint(e) de la déprime de Noël, je vous conseille d'aller sur le site d'Emy, autre iziblogueuse, qui nous fait partager son année d'études à London, Canada. Ce site est plein de chaleur et de gaieté.

Merci Emy et bonnes fêtes à tous !

17/12/2006

Identité

Envoyé à 19:53

Un jour, une amie, pour nous remonter le moral à toutes les deux, m'a dit qu'il fallait qu'on retrouve nos rêves d'enfants... Elle m'a dit qu'enfant, elle désirait devenir cinéaste et qu'elle se raccrochait à cette idée pour ne pas sombrer dans le grand vide du "qu'est-ce que je peux faire, j'sais pas quoi faire"... Il faut préciser ici que nous étions toutes les deux au chomâge alors.

A sa question sur ce que je rêvais d'être enfant, j'ai eu une hésitation et j'ai répondu "comédienne, mais je sais bien que je n'ai pas de talent" (je faisais alors partie d'une troupe de théâtre amateur). Elle n'a rien répondu car il n'y avait rien à répondre.

En repensant à cette conversation une fois seule, je me suis avoué la vérité : enfant, ce n'est pas comédienne que je rêvais d'être, mais quelqu'un d'autre... pas des personnes que je côtoyais, non, mais une héroïne de roman ou de film. Je rêvais d'être belle comme Rita Hayworth dans Gilda, comme Marilyn dans Bus Stop, comme Greta Garbo dans Ninotchka, etc. Je voulais une vie qui ressemble à un roman. Mais, ça n'existe pas, n'est-ce pas ? Ce désir ressort parfois encore aujourd'hui, malgré une certaine stabilité (re?)trouvée...

Les fêtes ne me valent rien, décidément !!!


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musique: Camille

11/12/2006

La corde à sauter

Envoyé à 20:13

De mon enfance, je n'ai que très peu de souvenirs, sinon très flous. Pourtant, depuis quelques mois, un souvenir m'est revenu de façon très claire et un peu obsédante :

J'avais 7 ou 8 ans. Un jour, une camarade de classe de ma soeur me donne une corde à sauter. Je suis aux anges, et j'accepte d'autant plus que les cadeaux n'étaient pas si courants.

Le lendemain, à la récré, je commence à sauter à la corde. Une camarade de ma classe - je me souviens encore de son prénom : Chritine - s'approche alors de moi et me dit que cette corde lui appartient. Je lui réponds que non, qu'Untelle me l'avait donnée la veille. Elle insiste, mais, sûre de mon fait, je lui réponds que cette corde m'appartient. Elle s'éloigne, je continue de jouer...

Je la vois revenir, accompagnée de la concierge de l'école : celle-ci connaissait d'autant mieux Christine qu'elle la gardait tous les soirs en attendant les parents de ma camarade. Avec un regard d'une dureté que je ne devais jamais oublier, la concierge me commande de rendre la corde à Christine. Dans son regard : l'accusation, le jugement, le mépris.

Je me suis sentie rétrécir face à ce regard, je n'étais pourtant pas bien grande alors. Je ressens encore cette humiliation et l'angoisse m'étreint quand j'y repense. J'ai envié Christine : cette adorable et charmante petite fille aux cheveux clairs, choyée non seulement par ses parents mais aussi tout son entourage - nous fréquetions la même maternelle et je me souviens de sa maman qui venait la chercher à 4h, alors que ma mère à moi n'avait jamais le temps de venir, mes grandes soeurs se chargeaient alors de cette corvée.

Je ne me souviens plus vraiment de la réaction de mes frères et soeurs ou de ma mère quand j'ai raconté ma mésaventure, mais j'en ai gardé un sentiment de frustration car c'était quelque chose du genre "c'est pas de chance" ou "faut pas faire confiance aux autres" ou encore "t'aurais dû te méfier" alors que la seule chose que j'aurais voulu c'était du réconfort et surtout de la COMPASSION dans le sens premier du terme, car j'ai alors vraiment souffert et j'aurais vraiment aimé qu'on me prenne un peu de ma douleur.

J'espère que ce souvenir me quittera maintenant que je l'ai diffusé. J'espère qu'ainsi quelqu'un, qui me lira, prendra un peu de ma douleur...


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humeur: mood sad
musique: The Wall / Pink Floyd

21/11/2006

Bon anniversaire

Envoyé à 11:53

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'une de mes meilleures amies : elle s'appelle Gloria, elle est Colombienne. Nous avons fait nos études supérieures ensemble... Elle est arrivée en France ne parlant quasiment pas le français, et elle a réussi à faire une licence d'histoire de l'art... Elle est repartie trop tôt, après avoir passé 9 ans à Paris. A un an près, elle aurait pu bénéficier de la carte de résident de dix ans. Mais elle est repartie avec son ami de l'époque.

Aujourd'hui, elle "survit" à Bogota. La vie est très dure pour elle. C'est difficile de vivre seule à Paris, à Bogota c'est pire. Elle n'a plus de contact avec l'art. Elle travaille comme commerciale free lance... Elle se débrouille bien malgré tout. Sa famille l'entoure, même si elle se sent seule parfois. A plus de 40 ans, en Colombie, une femme non mariée n'est plus "sur le marché"...

Elle a tenté de revenir en France, mais depuis quelques années, nos frontières se sont pas mal refermées. Elle voulait juste revenir comme touriste. Je lui faisait toutes les attestations d'hébergement possibles et imaginables. La réponse a été "niet", visa refusé...

Heureusement, il y a internet. Nous sommes toujours en contact à des milliers de kilomètres l'une de l'autre. Triste époque, belle époque...


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humeur: mood frustrated
musique: Musique colombienne, bien sûr

07/11/2006

Souvenirs, souvenirs...

Envoyé à 17:33

Il y a deux jours, mon compagnon et moi avons eu une discussion assez vive qui a fait ressurgir des souvenirs que je gardais soigneusement enfouis en moi.

Tout est parti du fait qu'il reprochait à sa mère (mais aussi à son père décédé) ce qu'elle était, qu'il ne méritait pas les parents qu'il a eu, etc. Un couplet que moult d'entre nous avons tenu un jour ou l'autre, surtout lors de l'adolescence... Mais mon compagnon, lui, ressent toujours autant de colère contre elle.

Or je lui disais qu'on ne peut reprocher à ses parents d'être ce qu'ils sont ou ont été, d'autant plus qu'il lui est impossible de se mettre à leur place puisque lui même n'a pas d'enfant. Il est facile de juger les autres quand on n'est pas confronté à la même expérience. Je crois aussi qu'en général les parents font ce qu'ils peuvent.

Et moi, de toucher un mot de mes parents ! J'ai toujours refusé l'héritage paternel, mais mon compagnon me tenait dur comme fer que je tenais de lui que je le veuille ou non. Je m'échauffe un peu, car il parle de ce qu'il ne connaît pas. Mon père m'a transmis la peur et la honte d'être ce que je suis. Nous sommes sept enfants du même père et de la même mère, quatre filles et trois garçons. Or, nous, les filles, n'avions pas le droit de sortir sauf pour aller à l'école ou à la bibliothèque ou encore faire les courses. Nous avions le droit d'aider ma mère aux tâches ménagères : la vaisselle, sans lave-vaisselle ; la lessive, sans lave-linge ; laver par terre ; les vitres ; préparer à manger... Mes frères, eux, pouvaient sortir voir leurs copains, se promener, n'étaient astreints à rien du tout. Voilà l'héritage de mon père : l'injustice. De plus, il était plutôt violent : il tenait son petit monde de main de maître.

Pendant longtemps j'en ai voulu à ma mère de ne pas avoir divorcé suffisamment tôt. Elle a fini par le faire après 22 ans de mariage. Mais j'ai fait la paix avec elle. Pas directement car elle est morte aujourd'hui. J'ai fait la paix pour être en paix avec moi-même. Je ne peux en vouloir à une victime d'être une victime. A sa décharge, elle avait été élevée et éduquée dans un dur pensionnat catholique, qui lui a appris à raser les murs en baissant les yeux.

A part cela, je n'ai pas d'héritage familial : je ne posais aucune question sur d'où venait mon père et ma mère, qui étaient mes grands-parents et arrière. Ni moi ni aucun de mes frères ou soeurs. On ne pose pas de question, on obéit, on travaille bien à l'école, on se tait...

Ce qui n'a pas aidé non plus, c'était que nous possédions un pavillon dans un quartier résidentiel. Je pense paradoxalement que si nous avions vécu dans les cités à proximité, comme nous l'avons fait suite au divorce des parents, cela aurait été plus facile car nous n'aurions pas été l'exception. Mais là, dans ce quartier, nous allions dans la même école que les "notables" et autres bourgeois, en tout cas des gens de classe moyenne aisée, et nous n'étions pas comme les autres. Nous étions les pauvres, les souillons, les étrangers... La honte au quotidien, chaque jour se dire qu'on est différent, envier les autres de leur liberté, des vêtements neufs qu'ils portent, alors que mon premier vêtement neuf je l'ai eu à 16 ans ! Des petites humiliations chaque jour, que je provoquais parfois moi-même tellement je les anticipais.

Aujourd'hui, je me répète chaque jour que ce que j'ai, je l'ai mérité, car je ne le dois qu'à moi. Je n'ai pas choisi mes parents, mais je dois faire avec ce qu'ils m'ont donné ou pas. Quant à mon compagnon, issu de la bonne bourgeoisie rurale, sa colère vient du fait qu'il n'a pas eu ce qu'il voulait, et qu'apparemment il ne pouvait le demander, car cela ne se faisait pas chez lui. J'espère qu'il finira par trouver la paix avec lui-même,car on ne peut changer le passé et cela ne sert à rien de se mettre en colère contre lui. Il faut essayer de se tourner vers l'avenir...


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humeur: Lourde
musique: Satisfaction

27/10/2006

Beaufitude

Envoyé à 22:50

Personnaliser son blog n'est pas si facile, mais pas insurmontable...

Un épisode survenu lors de mes congés - fantastiques - au Proche Orient (période idéale pour visiter cette région car chaud, mais pas trop) : cette région a été, hélas, vidée de ses touristes pour cause de guerre cet été dans un pays limitrophe... Je dis hélas, car elle ne mérite pas cela, car la plupart des pays alentours sont restés on ne peut plus neutres...

Or donc, lors de mon périple, nous avons passé deux nuits dans le désert, à vivre comme les Bédouins (en fait, beaucoup plus confortablement, mais en tant qu'Occidentaux, le fait de ne pas avoir de salle de bains est en soi une aventure...). Les Bédouins sont on ne peut plus accueillant, dans le sens noble du terme. Et, pour nous faire plaisir, ils nous ont préparé un dîner à leur façon (par cela, entendre concocter un plat qui normalement sert à leurs fêtes, non au quotidien, mais pour nous, Occidentaux...). Bref : un "mansaf", plat de riz, légumes et mouton, cuisiné avec beaucoup de patience, sur un matériel "rustique". Le mansaf est servi sur deux immenses plats ronds, autour desquels chacun pouvait saisir une cuillère pour manger (sachant qu'eux mangent traditionnellement avec les mains, mais ils savent s'adapter, eux). Pour finir le tableaux, nous sommes assis sur des nattes, autour desquelles sont disposés des coussins...

Plutôt que d'apprécier ce geste généreux, voilà ce qu'a dit un de la bande des "Occidentaux" : (prendre un ton un peu "gras") "si tu veux te fâcher avec tes voisins, tu les invites à manger à quat' pattes dans ton salon !!!

Je n'ai qu'une chose à dire : le repas était délicieux, l'accueil des Bédouins d'une simplicité et d'une spontanéité rares. Si cela ne leur suffit pas, que font-ils là ? Pourquoi ne restent-ils pas chez eux, dans leur confort de Beauf ?

Evidemment, l'avoir entendu est pire que de l'écrire et encore plus que de le lire : car une parole est entourée d'un ton, d'une ambiance, de circonstances qui la fait peser plus ou moins lourd selon les circonstances. Mais, je puis vous assurer que la beaufitude était là et bien là... "Pauvre France !!!!"


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humeur: désolée
musique: Cheikha Rimitti, "Nda Goudani"

28/09/2006

Affaire privée

Envoyé à 23:06

Un peu de moi dans ce blog que je ne personnalise que peu, comparé à d'autres.

Il y a quelques années, j'ai fait une dépression. Je peux dire aujourd'hui que je n'avais aucune chance d'y échapper. J'étais dans un état marastique très profond, duquel j'ai l'impression de n'être pas encore sortie parfois. Je me suis petit à petit désociabilisée, j'ai douté de moi, je doute encore de moi : mes études, mes diplômes ne prouvent rien.

La source de ma dépression était - est un profond manque d'estime pour moi. Ce manque d'estime se transforme, dans mes moments les plus sombres, en haine envers moi. Parler d'un profond désamour serait un euphémisme.

Au pire de ma dépression, j'ai vu mon monde s'écrouler. J'ai vu mes certitudes si rassurantes disparaître. Et je me suis retrouvée dans un désert, comme si tout ce qui m'entourait avant n'avait été que des mirages.

Petit à petit, j'ai repris courage. Après moult crises  qui m'ont fait perdre mes amis, tellement d'amis, je me suis recontruite peu à peu, ou devrais-je dire que je suis en train de me reconstruire petit à petit... le travail n'est pas fini, loin de là.

J'ai commencé par me resociabiliser : j'ai maintenant un travail stable, j'ai un compagnon que j'aime et qui, je crois m'aime aussi malgré l'alcoolisme dont il souffre de façon chronique. Je n'ai pas d'enfant, je n'en aurai semble-t-il jamais... Mais ce n'est pas vraiment un problème pour moi. Je suis dans une phase où j'accepte le fait de ne pas m'aimer, où j'accepte le fait de ne pas être aimée (tant mieux si les faits me contredisent), où j'accepte le fait de ne pas être ce que je ne suis pas, où j'accepte le fait d'être ce que je suis.... malgré mes crises d'angoisse. J'accepte le fait de cacher ces crises et j'ai tant d'entraînement que rares sont ceux qui s'en rendent compte...

J'essaie aujourd'hui de m'ouvrir aux autres. Mais j'ai perdu l'habitude d'écrire, j'ai perdu l'habitude de parler : j'accepte aussi le fait de ne pas être ni écoutée ni entendue (cela arrive très souvent). Je prends maintenant le risque de ne pas être lue. Mais je prends aussi le risque de l'être...


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humeur: mood anxious
musique: I grieve / Peter Gabriel

17/09/2006

La famine de sept ans

Envoyé à 23:33

 Dans la dix-huitième année de son règne, le roi Djeser voulut informer le monde du triste état où se trouvait l’Egypte : « Je suis dans un abîme de désespoir parce que le Nil n’a pas été en crue depuis sept ans. Les récoltes s’épuisent, la famine sévit, les caisses  de l’Etat sont vides. Les gens n’ont plus la force de marcher, les enfants pleurent, les vieux sont assis misérablement sur le sol, genoux pliés. Même les courtisans connaissent la pauvreté et les temples sont fermés. Pour sortir de cette situation j’ai demandé au plus savant des prêtres d’Imhotep de me dire où le Nil prend sa source afin de demander assistance à la divinité qui habite cette région. »

Le prêtre répondit : « Il est une ville sur une île du Nil appelée Eléphantine. C’est le principe de toutes choses, le siège à partir duquel Rê donne la vie à toutes les créatures. C’est la source première d’où le Nil fertilisant jaillit pour imprégner la terre. Le dieu de ce lieu est Khnoum. Il répartit les terres d’Egypte entres les dieux et tient compte de ce que produit le pays, des oiseaux, des poissons et de ce qui est nécessaire à leur subsistance. A l’est de la ville, de hautes montagnes sont une mine de matières précieuses et de pierre à bâtir. Il y a là de splendides carrières d’où sont extraits les matériaux utilisés pour la construction de tous les temples de Haute et Basse-Egypte, des étables de vaches sacrées, des tombes royales, de toutes les statues érigées dans les temples et sanctuaires. Khnoum reçoit les produits de la montagne en même temps que toues les plantes et fleurs du voisinage. Et au milieu du fleuve est un merveilleux terrain de récréation, qui recouvre le Nil lorsqu’il est en crue… »

Le prêtre ne laissa rien ignorer des ressources d’Eléphantine et de ses richesses. Lorsque le tableau en fut complet, Djeser était transporté de joie de savoir qu’il tel paradis existait dans son royaume. Il organisa des processions et présenta des offrandes d’aliments et boissons à tous les dieux et déesses cités par le prêtre.

Un peu plus tard, dans son sommeil, le grand dieu Khnoum se tien debout devant Djeser. Aussitôt, il se prosterna, et lui adressa sa prière. Il lui répondit amicalement :

« Je suis Khnoum, ton créateur ; mes bras de protègent et te secourent. Je te procure une source inépuisable de minéraux précieux. Pourtant le pays chôme. Tu devrais construire des temples, restaurer ceux qui sont tombés en ruines, réparer les statues. Je suis le grand créateur qui ordonne toute chose, je suis Noun, qui existe depuis le commencement des temps, et je suis le Nil en crue coulant où il lui plaît. Je fais agir les hommes, je les guide aux instants décisifs de leurs destinées. Mons sanctuaire a deux portes par lesquelles je puis laisser jaillir les eaux du fleuve, dont la crue apporte la vie à tous. Je vrais provoquer pour toi une nouvelle inondation, et l’on ne reverra plus d’années stériles. Les fleurs s’épanouiront, es plantes fructifieront à l’infini, la disette cessera, tous les greniers se rempliront, le peuple d’Egypte sera plus heureux qu’il ne le fut jamais. »

A son réveil, le cœur joyeux, Djeser manda son premier scribe pour lui dicter un décret en faveur de son père Khnoum, décret par lequel était ordonné tout ce qu’il avait spécifié dans son rêve :

« En premier lieu, en récompense de tout ce que le dieu a fait pour moi, je lui offre un vaste territoire s’étendant de aprt et d’autre du fleuve depuis Eléphantine jusqu’à Tacompso vers le sud.

« Tous les cultivateurs inclus dans cette zone devront engranger leurs récoltes dans les greniers de Khnoum.

« Tous les pêcheurs, tous les chasseurs, tous les oiseleurs devront verser au profit de Khnoum la dixième partie de leurs prises. Les petits nés d’animaux domestiques dans le territoire indiqué seront livrés au dieu.

« En plus de ce tribut, tous les animaux désignés pour  être sacrifiés seront donnés à Khnoum…

« Enfin, tout le territoire consacré  appartiendra à Khnoum…

« Tels sont les termes de mon décret, inscrit sur mon ordre sur une pierre placée dans un<SPAN style="mso-spacerun: ;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </SPAN>lieu sacré, et sur une tablette déposée dans le sanctuaire du dieu. Car mon rêve s’est entièrement réalisé. J’ordonne aussi que mon nom soit immortalisé dans le temple de Khnoum.&nbsp;»</P>
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musique: Chieko Mori

20/07/2006

Naissance du Japon

Envoyé à 17:16

Le Japon a été fondé par Jimmu Tenno, un descendant de la déesse du soleil, Amaterasu Omikami. C'est du moins ce qui ressort de deux livres sacrés rédigés au VIIIe siècle de notre ère, le Kojiki et son complément, le Nihongi. Ils racontent comment de l'union des dieux Izanami et Izanagi naquit Amaterasu Omikami, sortie de l'oeil droit d'Izanagi.

Un temps malmenée par son frère SusanoAmaterasu Omikami choisit de se cacher dans une grotte, privant le monde de sa lumière et de sa beauté. Les divinités réussirent par ruse à l'en faire sortir en proclamant qu'elles avaient déniché une déesse qui surpassait en beauté toute la création. Curieuse, Amaterasu consentit à sortir pour s'en rendre compte et que vit-elle en fait de beauté suprême ? Elle-même dans le reflet d'un miroir !

Réconciliée avec son frère, elle prolongea avec lui la lignée divine jusqu'à un humain d'essence divine, Jimmu Tenno, premier empereur nippon...


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humeur: sereine
musique: Koto et cérémonie du thé

10/07/2006

Coup de coeur suite

Envoyé à 11:25

J'ai déjà fait connaître mon coup de coeur pour le dernier disque de Toumani Diabaté. Je le réitère aujourd'hui après l'avoir vu hier avec son Symmetric Orchestra en concert gratuit au parc de la Villette. Un seul mot "Waouh" ! Quel musicien ! Autour de lui : 2 guitares électriques, un balafon, un n'goni, une batterie, un djembé, des percussions traditionnelles, un synthé, une basse, 2 chanteurs/choristes, une choriste. Et Toumani Diabaté au centre, assis devant sa kora. Il nous parle de son instrument, nous explique comment on en joue : les 2 pouces et les 2 index, les 6 autres doigts servent à tenir la harpe. Le pouce gauche sert pour jouer les accords d'une basse, les 3 autres doigts courent sur les autres cordes pour l'accompagnement et la mélodie. Toumani nous parle encore de son orchestre : chaque membre du groupe vient d'un pays différent, dont le seul lien est la culture mandingue : Mali, Côte d'Ivoire, Sénégal, Burkina Faso, Guinée Bissau, Guinée Conackry, Niger... (je ne me souviens plus de tous les pays, tellement cet empire était étendu). Toumani explique qu'il veut faire revivre l'Empire mandingue à travers la culture et particulièrement la musique. Il dit aussi que la langue la plus répandue dans le monde n'est ni le chinois ni l'anglais, mais la musique...

Enfin, un excellent moment avec d'excellents musiciens dirigés par un excellent homme de coeur.

humeur: Sereine
musique: Toumani (Album "Boulevard de l'Indépendance")

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