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Une avalanche de malheurs déferle sur moi. Je fais dans la mélo, là. Non, sérieusement, en deux jours, j'ai pris (je travaille dur pour l'annuler...) la première heure de colle de ma courte vie et fait le contrôle qui me donnera sûrement ma plus mauvaise note. J'ai envie de mourir...
Le petit monde que je m'était construit s'effondre sur moi, ça paraît insignifiant, mais aussi, quelle idée d'avoir osé penser que je n'aurais jamais d'heures de colle. Quelle idée d'avoir batît sa fierté sur le fait de ne jamais avoir eu de zéro... Et voilà que je tousse comme une dingue, ça doit être mon inconscient qui fait une tentative de suicide. Mal à la gorge.
*Quelques parts de cake plus tard, pour calmer le mal à la gorge et parce que c'est le gouter*
Prenons donc l'histoire point par poing (ahem). Hier, journée encore plus chaotique que d'habitude, car grève. Après une récrée où la sonnerie s'était averée en grève, elle aussi, nous rejoignons, légèrement en retard, notre cours de maths (nous = Martin, Florent et moi, THE trio) où une bonne partie de la classe nous fait comprendre tous en même temps (notre cher professeur de mathématiques n'excelle pas dans le domaine de la discipline. En fait, il n'excelle pas tout court) que nous avons une heure de colle. Ahuris, nous faisons une tête de six pieds de longs jusqu'à ce que quelqu'un daigne nous expliquer que la classe souffre d'une heure de colle chronique, heu, non, collective, pardon. L'expression ahurie succède... à l'expression ahurie, jusqu'à ce que quelqu'un daigne nous expliquer que c'est à cause de l'état de la salle mardi dernier. Y avait des papiers partout, y parait. Le propriétaire de la salle (ils se sentent tout de suite propriétaire, les adultes...) était un autre prof que le notre. Furieux de voir sa salle maculée d'encre, de craie et de papiers par terre, il a donné une heure de colle collective, ne sachant à qui s'attaquer. Alors que je n'avait même pas de ciseaux! J'ai eu mal au coeur, d'un coup. On va devoir jouer les délateurs et établir la liste des "coupables" si on veut l'éviter, cette colle. J'ai la conscience qui me fait mal. Enfin, je verrais plus tard. Dimanche, je suis en Italie, alors on verra bien.
Pour le contrôle maudit, c'était en italien. Ce que j'ai pu haïr cette langue, alors! Comme une partie de la classe partait demain, tout le monde était agité. La prof s'énervait, elle en avait marre, nous menaçait à chaque instant de ce contrôle, si elle avait au moins pu le faire un peu plus tôt! Un portable a sonné. Nous avons craint le pire. La soupape de sécurité a tenu un bref instant, jusqu'à ce que... A ce que j'ai compris, Florent avait demandé l'heure à Martin. Il lui a répondu par signe. Mais la prof qui passait par là... Ce fut l'ouragan. Martin déplacé et le tableau couvert d'une liste de verbes que nous devions copier et conjuguer. J'ai copié. Et ça, cette même sonnerie qui avait été en panne hier, retentit. J'ai griffonné le premier verbe sans même réfléchir si c'était le bon, avant de me dépecher de le rendre sous la menace "si vous ne le rendez pas immédiatement, je vous met zéro!'.
J'ai eu envie de me suicider. Je suis extrêmement fragile sur ce point là... Une déprime profonde. Je me suis un peu calmée. On ne peut pas se flinguer pour un contrôle désastreux, hein? Hein? Hein? [...] Current Mood:  depressed Current Music: Eleanor Rigby des Beatles
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